MuséeExposition temporaireMusée d'Archéologie et d'Antiquité
Musée de l'Ancien Évêché de Grenoble
2 Rue Très-Cloître
38100 Grenoble
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Propriété de la commune
Frise chronologique
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
300
400
500
…
1900
2000
IIIe siècle
Construction du mur d'enceinte
Construction du mur d'enceinte IIIe siècle (≈ 350)
Édification du mur d'enceinte et de la poterne de la porte Viennoise.
IVe siècle
Construction du baptistère
Construction du baptistère IVe siècle (≈ 450)
Construction d'un baptistère confirmant l'existence d'une communauté chrétienne.
1998
Inauguration
Inauguration 1998 (≈ 1998)
Le musée a été inauguré le 18 septembre 1998 après des travaux de restauration.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Crypte constituée par le rempart du Bas-Empire et le baptistère paléochrétien (plan annexé à l'arrêté) (cad. non cadastré) : classement par arrêté du 5 décembre 1994
Personnages clés
Saint Hugues
Évêque de Grenoble de 1080 à 1132, sous lequel les cartulaires ont été constitués.
Origine et histoire du Musée de l'Ancien Évêché
La crypte archéologique met au jour le premier groupe épiscopal de la cité, édifié le long puis sur les remparts romains. Découverte lors des travaux de construction de la ligne B du tramway en 1989, elle a été fouillée entre 1991 et 1996, le tracé du tramway ayant été modifié pour permettre ces recherches. On y observe la base du mur d'enceinte daté de la fin du IIIe siècle (284-293), une tour, et la poterne de la porte Viennoise dite « Herculea », dont le parement est conservé sur une douzaine de mètres. Des vestiges gallo-romains antérieurs, rares et dispersés, remontant au IIe siècle av. J.-C., attestent que l'antique Cularo se développait aussi sur la rive gauche de l'Isère. Les fouilles ont montré qu'avant 335 la poterne avait été annexée par un portique et des bâtiments empiétant sur le domaine public, probablement d'usage civil ou militaire. Entre la fin du IVe et le premier tiers du Ve siècle, la construction d'un baptistère, bâtiment essentiel de l'Église primitive, confirme l'existence d'une communauté chrétienne solidement implantée en ce lieu et la présence d'un groupe épiscopal. Le baptistère a été remanié au fil du temps selon l'évolution du rituel : d'abord une cuve octogonale destinée à l'immersion, puis un bassin réduit muni d'une fontaine pour l'aspersion ; il a été utilisé jusqu'au Xe ou au XIe siècle au plus tard. Après son abandon, il disparaît des sources écrites, les cartulaires constitués sous l'épiscopat de Saint Hugues (1080-1132) n'en faisant pas mention. Aménagée pour la visite publique et accessible depuis le musée de l'Ancien Évêché, la crypte a nécessité la mise en place d'une importante machinerie destinée à assurer un équilibre hygrométrique, une température constante et un renouvellement régulier de l'air afin de préserver les vestiges. Elle présente également quelques objets des premiers siècles de notre ère, comme une stèle funéraire portant la mention de Cularo, et des maquettes permettant de reconstituer la position de la cathédrale au sein des remparts. Ensemble, ces vestiges témoignent d'une occupation continue et des transformations du site du monde romain à l'époque médiévale.