Construction du domaine 1880 (≈ 1880)
Bâtie par Émile Doyère pour Henri de Lestapis.
2019
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 2019 (≈ 2019)
Inscription par arrêté du 2 janvier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
"La propriété "La Castanhère" comprenant une maison de maître, des dépendances, une serre, une conciergerie et un parc, tels que délimités en noir sur le plan annexé à l'arrêté (cad. AL 8, 9, 18, 19, 22 à 24, 26, 27) : inscription par arrêté du 2 janvier 2019"
Personnages clés
Émile Doyère - Architecte
Concepteur de La Castanhère en 1880.
Henri de Lestapis - Commanditaire
Propriétaire initial, initiales gravées sur place.
Origine et histoire
La Castanhère, dont le nom signifie châtaigneraie en béarnais, est édifiée en 1880 par l’architecte Émile Doyère (1842–1918), figure majeure du Sud-Ouest. Ce dernier, après avoir œuvré pour la ville de Pau et les édifices diocésains de Bayonne, conçoit ce domaine pour Henri de Lestapis, dont les initiales ornent murs et cheminées. La propriété allie une maison de maître aux façades en opus spicatum (galets apparents), des dépendances en harmonie stylistique, et un parc offrant une vue dégagée sur les Pyrénées. Le vestibule monumental, surmonté d’une galerie, et les décors intérieurs (vitraux, cheminées sculptées de châtaignes) témoignent d’un soin méticuleux.
Les dépendances, incluant écuries, poulaillers, serre et conciergerie, forment un ensemble cohérent grâce à leur appareillage en galets. À l’origine, le domaine comptait aussi un verger et un parc organisé selon des plans du XIXe siècle, aujourd’hui partiellement modifié. La cuisine historique, située en sous-sol, et les logements des employées (aujourd’hui loués) rappellent la vie domestique de l’époque. Classée Monument Historique en 2019, la propriété reste aux mains des descendants du commanditaire, préservant ainsi son authenticité.
L’architecture de La Castanhère reflète l’influence de Doyère, marqué par son passage dans le Sud-Ouest avant son départ pour le Chili. Les éléments décoratifs, comme les châtaignes gravées ou les candélabres d’origine, renforcent l’identité du lieu. Le site, implanté sur un terrain pentu et boisé, exploite stratégiquement la topographie pour mettre en valeur les perspectives pyrénéennes, caractéristique des résidences bourgeoises de cette période.