Première mention du castrum 1097 (≈ 1097)
Castrum de Montadino cité dans les textes.
1134
Mention de Montaditi
Mention de Montaditi 1134 (≈ 1134)
Castrum nommé Montaditi dans les archives.
XIIe–XIVe siècles
Période de possession
Période de possession XIIe–XIVe siècles (≈ 1450)
Famille de Séguier détient la seigneurie.
21 mars 1960
Classement monument historique
Classement monument historique 21 mars 1960 (≈ 1960)
Inscription officielle de la tour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour (cad. E 281) : inscription par arrêté du 21 mars 1960
Personnages clés
Famille de Séguier - Seigneurs de Montady
Possède la seigneurie du XIIe au XIVe siècle.
Charles de Thézan - Baron de Saint-Géniez
Vend sa part en 1643.
Seigneur de Capestang - Suzerain partiel
Détient une partie des droits seigneuriaux.
Origine et histoire
La tour de Montady est un donjon carré du XIIe siècle, situé sur un promontoire rocheux au sud-ouest du village de Montady, dans le département de l’Hérault. Isolée dès son origine, elle ne montre aucune trace de connexion à d’autres structures, suggérant qu’elle était un ouvrage autonome du castrum médiéval. Son emplacement stratégique offre une vue sur l’étang de Montady et l’oppidum d’Ensérune, soulignant son rôle défensif et symbolique dans le paysage.
Mentionnée indirectement via les noms Montadino (1097) et Montaditi (1134), la tour est liée à une seigneurie partagée, notamment par la famille noble de Séguier de Narbonne (XIIe–XIVe siècles). En 1389, trois cosseigneurs se partageaient le domaine, avant que Charles de Thézan ne vende sa part au chapitre de Saint-Nazaire de Béziers en 1643. La tour, haute de 20 mètres avec des murs d’un mètre d’épaisseur, comporte deux étages voûtés en berceau, accessibles par des échelles via des ouvertures dans les voûtes.
Classée monument historique en 1960, la tour conserve des traces de son système défensif originel : archères, trous de boulin (supportant autrefois une galerie en bois ou un hourd), et un crénelage partiellement remanié. Son architecture sobre — absence d’escalier, porte basse ajoutée ultérieurement — reflète une construction utilitaire, conçue pour la surveillance et la protection. Les modifications ultérieures, comme la surélévation, altèrent légèrement sa silhouette d’origine.
Le site s’inscrit dans un contexte historique plus large, marqué par la féodalité occitane et les rivalités seigneuriales. La dépendance partielle au seigneur de Capestang et les transactions entre familles nobles (Séguier, Thézan) illustrent les dynamiques politiques locales. Aujourd’hui, la tour domine toujours le paysage, témoin silencieux des transformations médiévales et modernes de la région.
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