Crédit photo : Clem Rutter, Rochester Kent - Sous licence Creative Commons
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Frise chronologique
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100
200
…
1800
1900
2000
entre 40 et 80 apr. J.-C.
Construction probable
Construction probable entre 40 et 80 apr. J.-C. (≈ 100)
Sous l’empereur Claude, selon les recherches.
1840
Classement du pont du Gard
Classement du pont du Gard 1840 (≈ 1840)
Première protection au titre des monuments.
1926
Étude d’Émile Espérandieu
Étude d’Émile Espérandieu 1926 (≈ 1926)
Analyse fondatrice de l’aqueduc.
1984-1990
Nouvelles recherches archéologiques
Nouvelles recherches archéologiques 1984-1990 (≈ 1987)
Précision sur les périodes de fonctionnement.
30 avril 1999
Inscription des vestiges de Marguerittes
Inscription des vestiges de Marguerittes 30 avril 1999 (≈ 1999)
Protection des parcelles et vestiges locaux.
2023
Découverte d’une extension du réseau
Découverte d’une extension du réseau 2023 (≈ 2023)
+2 km de canalisation vers Saint-Quentin-la-Poterie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vestiges archéologiques de l'aqueduc et parcelles traversées ou bordées par son tracé (cad. AD 630 ; BC 6, 116 à 119, 121, 124, 125, 130 à 132, 145, 150, 329, 330, 333, 334, 336 à 338, 342, 351 à 353, 395, 396, 406 à 410, 413, 444 ; BD 196, 360, 442, 449, 622, 951 ; BM 1 à 3, 55 à 60, 63, 93, 94, 112 ; BR 10a, 12, 14, 32, 42 ; BV 12, 16, 24, 36, 38, 45 ; BW 15) : inscription par arrêté du 30 avril 1999
Personnages clés
Émile Espérandieu - Archéologue
Auteur de l’étude de 1926 sur l’aqueduc.
Claude - Empereur romain
Règne durant la construction probable.
Origine et histoire
L’aqueduc de Nîmes est un ouvrage romain conçu pour acheminer l’eau d’Uzès jusqu’à Nîmes, sur un tracé d’environ 50 km traversant la garrigue. Sa construction, estimée entre 40 et 80 apr. J.-C. (probablement sous l’empereur Claude), intégrait des innovations techniques comme une pente constante de 25 cm/km, permettant un débit de 35 000 m3/jour. Le monument comprenait un radier en béton non armé, des pieds-droits maçonnés et un canal recouvert d’enduits étanches, dont une couche rougeâtre appelée maltha, à base de chaux et de sable de quartz.
Les études archéologiques, notamment celles d’Émile Espérandieu (1926) et les recherches de 1984 à 1990, ont révélé deux phases d’utilisation : une première période de fonctionnement optimal (150 ans avec une eau claire), suivie d’une dégradation à partir du IIIe siècle, marquée par des dépôts terreux. L’aqueduc cessa probablement d’être exploité après le VIe siècle. Son tracé, jalonné d’ouvrages d’art comme le pont du Gard ou les arches des combes Pradier et Joseph, a été progressivement protégé au titre des monuments historiques entre 1840 et 1999.
En 2023, une découverte archéologique a révélé une extension du réseau de captage jusqu’à Saint-Quentin-la-Poterie, ajoutant plus de 2 km à la longueur initiale. L’aqueduc débutait à la fontaine d’Eure (Uzès) et se terminait au castellum divisorium de Nîmes, où l’eau était distribuée. Les matériaux utilisés — mortier de chaux, calcaire, enduits étanches — et la précision de sa pente témoignent d’un savoir-faire romain exceptionnel en hydraulique.
La protection juridique de l’aqueduc s’est échelonnée sur deux siècles : le pont du Gard fut classé dès 1840, suivi du castellum de Nîmes en 1875, puis des arches et tronçons entre 1979 et 1999. À Marguerittes, les vestiges et parcelles traversées par l’aqueduc ont été inscrits le 30 avril 1999. Aujourd’hui, l’ouvrage illustre l’ingénierie romaine et son adaptation au relief, tout en restant un symbole du patrimoine hydrique antique en Occitanie.
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