Construction du moulin Dupin 1ère moitié du XIXe siècle (≈ 1865)
Moulin attesté sur le cadastre de 1837.
1874
Transformation en féculerie
Transformation en féculerie 1874 (≈ 1874)
Agrandissement et installation des mécanismes.
Années 1960
Abandon du site
Abandon du site Années 1960 (≈ 1960)
Fin de l’activité industrielle.
31 décembre 1996
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 31 décembre 1996 (≈ 1996)
Protection des bâtiments et mécanismes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Féculerie comprenant les différents bâtiments de fabrication avec leurs installations et mécanismes, ainsi que le système hydraulique (cad. A 630 à 634) : inscription par arrêté du 31 décembre 1996
Personnages clés
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Origine et histoire
La féculerie Dupin, située à Beurières dans le Puy-de-Dôme, trouve son origine dans un ancien moulin construit durant la première moitié du XIXe siècle, attesté sur le cadastre de 1837 mais absent de la carte de Cassini. Ce moulin, dit moulin Dupin, était alimenté par un système hydraulique (dérivation et retenue d’eau) toujours visible aujourd’hui. Ses fondations en moellons de granite et ses superstructures en pisé et clayonnage de bois reflètent les techniques locales de construction rurale.
Vers 1874, le site est transformé en féculerie spécialisée dans la production de fécule de pomme de terre, activité emblématique du Livradois. De nouveaux bâtiments sont érigés à cette époque : un séchoir d’été (à solin en granite), un séchoir d’hiver, un logis en pisé, et une remise. Les mécanismes industriels — bac de lavage, broyeuse, tamis et machine à bluter — sont conservés in situ, témoignant du processus artisanal de fabrication. Le site, abandonné dans les années 1960, est classé Monument Historique en 1996 pour son architecture et son système hydraulique intact.
Architecturalement, la féculerie se distingue par ses encadrements de fenêtres en bois, ses soubassements en moellons apparents, et une génoise (toiture en surplomb) sur la partie est, héritée de l’ancien moulin. Ces éléments, combinés à la dérivation d’eau d’origine, en font un exemple rare de patrimoine industriel rural lié à l’économie agroalimentaire du XIXe siècle en Auvergne. Le site, bien que fermé à la visite, reste un marqueur de l’histoire artisanale de la région.