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Phare de Beauduc, situé Pointe des Sablons à Arles dans les Bouches-du-Rhône

Patrimoine classé
Patrimoine maritime
Phare classé MH
Bouches-du-Rhône

Phare de Beauduc, situé Pointe des Sablons

    Pointe des Sablons
    13200 Arles
Phare de Beauduc
Phare de Beauduc, situé Pointe des Sablons
Phare de Beauduc, situé Pointe des Sablons
Phare de Beauduc, situé Pointe des Sablons
Phare de Beauduc, situé Pointe des Sablons
Phare de Beauduc, situé Pointe des Sablons
Phare de Beauduc, situé Pointe des Sablons
Crédit photo : GHIRARDI - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1898
Naufrage du *Pergame*
1901-1903
Construction du phare
1903
Mise en service
1970
Électrification
2001
Automatisation totale
18 janvier 2013
Classement monument historique
17 septembre 2019
Extinction définitive
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le phare en totalité ; les façades et les toitures du logement des gardiens ; et la terrasse (cad. RD 2) : inscription par arrêté du 18 janvier 2013

Personnages clés

Ingénieur Combarnous - Concepteur du phare Auteur des plans approuvés en 1900.
Entrepreneur Aubran - Constructeur Réalisa les travaux entre 1901 et 1903.

Origine et histoire

Le phare de Beauduc, situé sur la pointe des Sablons à Arles (Camargue), a été construit entre 1901 et 1903 pour sécuriser la navigation après le naufrage du vapeur Pergame en 1898. Conçu par l’ingénieur Combarnous et bâti en pierre de taille, il signalait la dangerosité de la côte, souvent confondue avec les phares de Faraman et Planier. Son feu à vapeur de pétrole, électrifié en 1970, était exploité par quatre gardiens jusqu’à son automatisation en 2001.

Le phare, haut de 27,20 m, abritait aussi des logements pour les gardiens, une écurie et des systèmes techniques comme une corne de brume (1953-1980) et un aérogénérateur. Classé monument historique en 2013, il a été définitivement éteint en 2019 en raison de l’érosion côtière et de problèmes techniques. Une bouée cardinale a remplacé son rôle pour la navigation, tandis que ses bâtiments, bien que protégés, se dégradent progressivement.

L’histoire du phare reflète les défis de la signalisation maritime en Camargue, une zone soumise aux aléas naturels. Son architecture, inchangée depuis 1903, témoigne des techniques de construction de l’époque, mêlant pierre, bronze pour la lanterne, et innovations énergétiques (solaire, éolien). Son désactivation marque la fin d’une ère pour les phares traditionnels, remplacés par des systèmes modernes moins vulnérables aux éléments.

Liens externes