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Église Notre-Dame-de-Toutes-les-Protections en Seine-et-Marne

Seine-et-Marne

Église Notre-Dame-de-Toutes-les-Protections

    169 Rue Grande
    77430 Champagne-sur-Seine
Travail personnel

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1934
Fondation de l’association « Colonie russe »
14 mai 1938
Début des travaux
24 septembre 1939
Consécration de l’église
24 juin 1982
Donation à la commune
2011
Labellisation « Patrimoine du XXe siècle »
2016-2017
Restauration de l’édifice
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

J. Popandopoulo - Architecte Concepteur de l’église, ingénieur à Fontainebleau.
Vladimir Alboull - Président de l’association « Colonie russe » Donateur de l’église à la commune en 1982.
Père Euthyme (Vendt) - Prêtre orthodoxe A consacré l’église en 1939.
Archevêque Michel de Genève - Représentant de l’Église orthodoxe Visita l’église en 2012 pour une cérémonie.

Origine et histoire

L’église Notre-Dame-de-Toutes-les-Protections est un édifice religieux orthodoxe russe construit en 1938 à Champagne-sur-Seine, en Seine-et-Marne. Elle fut érigée par une communauté de Russes blancs exilés après la révolution d’Octobre, travaillant notamment à l’usine Schneider. Le projet, financé par la communauté locale, fut mené par l’architecte J. Popandopoulo et consacré en 1939. Son nom évoque la Madone de Constantinople, symbole de résistance.

La communauté russe, installée dans la région au début du XXe siècle, s’organisa autour de l’association « Colonie russe » (1934). Les fidèles, d’abord réunis dans un local modeste, aspirèrent à un lieu de culte dédié. Le terrain, surélevé et offrant une vue sur la Seine, fut choisi pour y bâtir l’église. Les travaux, débutés en mai 1938, mobilisèrent des ouvriers locaux, dont deux employés de Schneider pour le clocheton.

L’iconostase, élément central de l’église orthodoxe, fut réalisée par une religieuse de l’ermitage Notre-Dame-de-Kazan à Moisenay. Après la Seconde Guerre mondiale, le déclin démographique de la communauté conduisit à la désaffectation du lieu. En 1982, l’église fut cédée à la commune, qui en fit un musée en 2011, après des travaux de restauration (2016-2017) financés par la région et la Fondation du Patrimoine.

L’édifice, labellisé « Patrimoine du XXe siècle », mêle matériaux modestes (ciment, parpaings, bois) et symboles orthodoxes, comme le bulbe en tôle du clocheton. Son intérieur, marqué par une iconostase peinte (représentant la Cène, le Christ et des saints), conserve une collection d’icônes. Aujourd’hui, le lieu se visite lors des Journées du Patrimoine ou sur demande, perpétuant la mémoire des exilés russes.

Les tensions autour de sa transformation en musée, évoquant les combattants russes de 1914-1918, révélèrent des divergences au sein de la diaspora. Malgré un abandon temporaire, des bénévoles et des visites ponctuelles (comme celle de l’archevêque Michel de Genève en 2012) maintinrent son lien avec la tradition orthodoxe. La restauration récente a permis de préserver ce témoignage unique de l’histoire migratoire et religieuse française.

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