Construction de la maison première moitié du XVIe siècle (≈ 1625)
Décors sculptés et cheminée datés.
1724-1759
Occupation par Jean Rondeau
Occupation par Jean Rondeau 1724-1759 (≈ 1742)
Notaire royal résidant dans la maison.
1760
Baptême d’une cloche
Baptême d’une cloche 1760 (≈ 1760)
Anne Rondeau comme marraine.
milieu du XIXe siècle
Démolition de la tour
Démolition de la tour milieu du XIXe siècle (≈ 1950)
Agrandissement de la route.
8 août 1966
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 8 août 1966 (≈ 1966)
Protection des lucarnes et toiture.
XXe siècle
Transformations intérieures
Transformations intérieures XXe siècle (≈ 2007)
Division en plusieurs logements.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le pan de toiture sur rue avec ses deux lucarnes (cad. C 472) : inscription par arrêté du 8 août 1966
Personnages clés
Jean Rondeau - Notaire royal
Occupant de 1724 à 1759.
Anne Rondeau - Fille de Jean Rondeau
Marraine d’une cloche en 1760.
J.C. Pouthières - Curé de Chemillé (1841-1856)
Témoin de la démolition.
Origine et histoire
La maison du XVIe siècle de Chemillé-sur-Dême est un bâtiment civil construit dans la première moitié du XVIe siècle, comme en attestent les décors sculptés des lucarnes et une cheminée conservée au premier étage. Ce monument, typique de l’architecture Renaissance, se distingue par ses murs en calcaire moellon enduit et ses deux lucarnes en pierre de taille, ornées de frontons cintrés, de rosaces et de coquilles. Ces éléments décoratifs, ainsi que la structure d’origine (un étage sur rez-de-chaussée et un comble), reflètent l’influence des styles artistiques de l’époque.
Au XVIIIe et XIXe siècles, la demeure fut occupée par la famille Rondeau, dont plusieurs membres exercèrent des fonctions civiles et judiciaires locales. Jean Rondeau, notaire royal à Chemillé de 1724 à 1759, et sa fille Anne, marraine d’une cloche en 1760, marquèrent l’histoire de cette maison. Au milieu du XIXe siècle, une tour située à l’angle occidental fut démolie pour élargir la route, comme le relate le curé J.C. Pouthières dans ses écrits. Les modifications ultérieures, notamment au XXe siècle, altérèrent partiellement sa structure intérieure.
Classée Monument Historique en 1966 pour ses lucarnes et son pan de toiture, cette maison a subi des transformations (percement de baies, division en logements) qui rendent difficile la reconstitution de son volume d’origine. Malgré ces aménagements, elle conserve des éléments architecturaux remarquables, comme les lucarnes à gâble et les décors Renaissance, témoins de son passé prestigieux. Les archives mentionnent également son adresse historique sur la route de Couture, dans le département d’Indre-et-Loire.