Construction de la croix XIIIe siècle (≈ 1350)
Période de réalisation présumée
1948
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 1948 (≈ 1948)
Protection initiale comme immeuble
1984
Premier déplacement
Premier déplacement 1984 (≈ 1984)
Transférée chez un particulier
30 janvier 2012
Abrogation de l'inscription
Abrogation de l'inscription 30 janvier 2012 (≈ 2012)
Perte du statut d’immeuble
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Sources ne mentionnent aucun acteur
Origine et histoire
La croix discoïdale de Montferrand est une stèle médiévale du XIIIe siècle, originaire du cimetière Saint-Pierre d'Alzonne, à quelques mètres au nord de l'église de Montferrand (Aude). Elle se distingue par sa représentation archaïque de la croix de Toulouse : une croix grecque centrale, encadrée dans un carré diagonal, dont les bras se prolongent par trois tiges rectilignes terminées par des besants. Des croisettes miniatures ornent les angles, tandis qu’à sa base, un motif schématique (losange, triangles) évoque peut-être une fleur de lys. La face opposée, très érodée, reprend un décor similaire mais illisible.
En 1984, la croix est déplacée une première fois chez un particulier, puis installée dans le hall précédant le portail ouest de l’église Saint-Pierre d’Alzonne, en contrebas du village. Ce transfert lui fait perdre son statut d’immeuble (lié à son ancrage originel dans le cimetière), entraînant l’abrogation de son inscription aux Monuments Historiques en 2012. Initialement protégée en 1948 pour son intérêt patrimonial, elle illustre l’évolution des critères de préservation des objets mobiliers.
L’iconographie de la croix, mêlant symboles occitans (croix de Toulouse) et royaux (fleur de lys supposée), reflète les influences politiques et religieuses de l’Aude médiévale, région alors marquée par les tensions entre le comté de Toulouse et la couronne de France. Son style archaïsant suggère une réalisation locale, peut-être liée à un atelier rural conservant des motifs anciens malgré la période (XIIIe siècle, époque gothique).