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Castellas de Belvezet à Belvézet dans le Gard

Gard

Castellas de Belvezet

    Route Sans Nom
    30580 Belvézet

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1900
2000
1207
Première citation du castrum
1998
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Donjon et ruines du castellas, en totalité (cad. E 200) : inscription par arrêté du 3 août 1998

Personnages clés

Seigneur d'Uzès - Propriétaire en 1207 Cité dans la charte médiévale

Origine et histoire

Le Castellas de Belvezet, cité pour la première fois dans une charte de 1207, appartenait alors au seigneur d'Uzès. Ce castrum illustre une architecture défensive typique du Moyen Âge, avec un donjon en calcaire dur à sa base, contrastant avec des parties supérieures construites de manière plus grossière. Cette différence matérielle suggère deux phases de construction distinctes, la seconde incluant un corps de logis et une enceinte renforcée de quatre tours semi-circulaires.

Le donjon présente des aménagements défensifs notables : une voûte en plein cintre percée pour un accès par échelle, des traces d’un escalier intérieur, et une cave-citerne étanchée au tuileau près de l’entrée. L’angle sud-ouest montre des vestiges d’une possible échauguette, tandis qu’une grande salle au nord, peut-être une salle des gardes, fut ultérieurement divisée. Ces éléments, combinés à une enceinte extérieure bordée de logettes à archères, reflètent une adaptation progressive aux besoins militaires et résidentiels.

Classé Monument Historique en 1998, le site appartient aujourd’hui à la commune de Belvézet. Son état de conservation permet d’observer les techniques de construction médiévales, comme l’utilisation de calcaire dur pour les parties basses ou l’intégration de systèmes de défense passifs (citerne, hourds). La localisation, bien que documentée (360 Route du Puget), reste d’une précision modérée selon les sources disponibles, avec une adresse confirmée par la base Mérimée.

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