Construction de la synagogue 1868-1872 (≈ 1870)
Œuvre de Ferdinand Boudot, financée par l’État.
1872
Inauguration et déclin rapide
Inauguration et déclin rapide 1872 (≈ 1872)
Fermeture dès 1890 par manque de fidèles.
1911
Vente et reconversion
Vente et reconversion 1911 (≈ 1911)
Devenue grange après désaffectation cultuelle.
2009-2012
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 2009-2012 (≈ 2011)
Protection de l’arche sainte puis du bâtiment.
2015
Destruction par incendie
Destruction par incendie 2015 (≈ 2015)
Perte définitive du bâtiment historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'arche sainte (cad. 02 341/250) : inscription par arrêté du 18 mai 2009 - La synagogue en totalité (cad. 2 341/250) : inscription par arrêté du 28 mars 2012
Personnages clés
Ferdinand Boudot - Architecte
Concepteur de la synagogue (1868-1872).
Origine et histoire
La synagogue de Maizières-lès-Vic, située dans le département de la Moselle en Grand Est, fut construite entre 1868 et 1872 par l’architecte Ferdinand Boudot, également auteur de la synagogue de Phalsbourg. Ce projet, financé par le Consistoire de Nancy et des subventions étatiques, intervint alors que la communauté juive rurale déclinait. Malgré son inauguration en 1872, elle ferma dès 1890, faute de fidèles, puis fut vendue en 1911 pour devenir une grange.
Le bâtiment, marqué par une façade ornée d’une rosace et d’un portail à inscription hébraïque, abritait une imposante arche sainte en grès et bois, peinte en faux marbre, avec des pilastres ioniques. Bien que désaffectée, elle fut classée Monument Historique en 2009 (pour l’arche) puis en 2012 (en totalité), avant d’être détruite par un incendie en 2015. Ce lieu symbolisait la persistance rare d’une présence juive en Lorraine après les expulsions médiévales.
L’intérieur conservait aussi une tribune réservée aux femmes, typique des synagogues ashkénazes, mais l’estrade de lecture avait disparu. La synagogue illustrait ainsi l’adaptation des communautés rurales aux contraintes démographiques et culturelles du XIXe siècle, tout en témoignant de l’architecture religieuse juive en milieu non urbain. Son histoire reflète les mutations des populations et du patrimoine cultuel en France orientale.
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