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Alignements du Camp de la Justice à Saint-Forgeot en Saône-et-Loire

Saône-et-Loire

Alignements du Camp de la Justice


    71400 Saint-Forgeot
Alignements du Camp de la Justice
Alignements du Camp de la Justice
Alignements du Camp de la Justice
Alignements du Camp de la Justice
Alignements du Camp de la Justice
Alignements du Camp de la Justice
Alignements du Camp de la Justice
Alignements du Camp de la Justice
Alignements du Camp de la Justice
Crédit photo : Chabe01 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1872
Découverte du site néolithique
1882
Redressement des blocs par Rigollot
8 décembre 1885
Condamnation de Rigollot
1907
Étude au congrès préhistorique
19 novembre 1921
Classement monument historique
1976
Remise en cause de l'alignement
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Trois menhirs faisant partie des alignements du Camp de la Justice (cad. A 216, 218) : classement par arrêté du 19 novembre 1921

Personnages clés

Jean Rigollot - Chercheur de bois silicifiés A redressé les blocs en 1882.
M. Parise - Propriétaire du terrain Exigea la remise en état agricole.
Ernest Chantre - Archéologue Réalisa le relevé cadastral en 1882.
J. Joly - Historien (1976) Contesta l’existence d’un alignement.

Origine et histoire

Les alignements du Camp de la Justice, situés près d’Autun dans l’ancienne commune de Saint-Pantaléon (Saône-et-Loire), furent identifiés en 1872 comme une station néolithique riche en silex taillés et bois fossilisés. En 1882, Jean Rigollot, cherchant des bois silicifiés, découvrit des blocs de pierre non locaux et les fit redresser avec une subvention du Conseil général. Le propriétaire du terrain, M. Parise, exigea leur remise en état pour reprendre les cultures, déclenchant un conflit judiciaire.

Le 8 décembre 1885, Rigollot fut condamné à ré-enfouir les pierres (sauf celles de la haie) après l’échec des négociations pour racheter le terrain. Malgré cela, trois menhirs furent classés monuments historiques le 19 novembre 1921. Les relevés de 1882 par Ernest Chantre et les photographies de Rigollot révèlent une disposition dispersée sur 200 m, sans preuve formelle d’un alignement structuré. Les 30 blocs originels (26 en granite, 4 en grès) suggèrent une origine locale pour le grès, mais le granite provient d’un gisement à 6 km.

L’absence de fosses d’implantation (sauf pour le menhir n°2) et la dispersion des pierres alimentent les doutes sur leur caractère mégalithique intentionnel. En 1907, le congrès préhistorique de France utilisa les documents de Chantre pour étudier le site. En 1976, J. Joly reconnut les blocs comme menhirs mais contesta l’idée d’un alignement, soulignant l’incertitude archéologique persistante.

Aujourd’hui, seuls cinq menhirs subsistent, témoins d’une intervention humaine mal documentée. Le site illustre les tensions entre préservation patrimoniale et activités agricoles au XIXe siècle, ainsi que les limites des reconstitutions archéologiques basées sur des sources fragmentaires. Son classement protège trois pierres, symboles d’un passé néolithique encore énigmatique.

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