Donation à l'abbaye vers 1127 (≈ 1127)
Terre reçue en aumône par Fontaines-les-Blanches
1288-1305
Construction du logis
Construction du logis 1288-1305 (≈ 1297)
Datation par dendrochronologie des charpentes
XVIIe siècle
Baux de métayage
Baux de métayage XVIIe siècle (≈ 1750)
Mention des bâtiments dans les archives
1789-1799
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1789-1799 (≈ 1794)
Passage du domaine hors patrimoine monastique
9 décembre 1999
Inscription MH
Inscription MH 9 décembre 1999 (≈ 1999)
Protection du logis par arrêté ministériel
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le logis (cad. K 182) : inscription par arrêté du 9 décembre 1999
Personnages clés
Abbé commendataire de Fontaines-les-Blanches - Propriétaire religieux (XVIIe siècle)
Signataire des baux de métayage mentionnés
Origine et histoire
La Ferme de Giez est un domaine médiéval implanté dans une clairière boisée près de Santenay, en Loir-et-Cher. Isolé du bourg, il se compose d’un logis en fond de cour et de trois bâtiments d’exploitation disposés en U, datant de la fin du XIIIe et du début du XIVe siècle. Ce site, reçu en aumône vers 1127, appartenait à l’abbaye cistercienne de Fontaines-les-Blanches jusqu’à sa vente comme bien national lors de la Révolution. Son organisation spatiale reflète une demeure seigneuriale typique, mêlant fonctions résidentielles et agricoles.
Le logis, dont la construction est datée par dendrochronologie entre 1288 et 1305, conserve sa structure médiévale originale : rez-de-chaussée surélevé à l’est, demi-étage et étage sous comble, avec un unique mur de refend séparant deux pièces par niveau. Les baux du XVIIe siècle mentionnent des chambres à feu, des garde-robes, un four, une grange et une écurie, confirmant son usage mixte. Concédée en métayage à une époque indéterminée, la ferme illustre l’héritage architectural des établissements religieux en Touraine, où plusieurs domaines similaires subsistent.
L’analyse du site révèle une composition caractéristique des demeures seigneuriales : cour centrale, bâtiments d’exploitation adjacents, et un plan simple aux dimensions modestes. Le logis, inscrit aux Monuments Historiques en 1999, témoigne de la vie rurale médiévale, avec des niveaux indépendants desservis par une coursière en bois. Son histoire reflète aussi les transformations foncières, passant d’un patrimoine monastique à une exploitation privée après la Révolution.