Démolition de la chapelle Saint-Georges 1805 (≈ 1805)
Modification de l’édifice après la Révolution.
27 avril 1970
Classement monument historique
Classement monument historique 27 avril 1970 (≈ 1970)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Sulpice (cad. AD 385) : classement par arrêté du 27 avril 1970
Personnages clés
Pierre V - Abbé au XVe siècle
Commanditaire des travaux du clocher en 1426.
Pierre Costes - Maçon de Montsalvy
Chargé de la réparation du clocher.
Abbé Sénézergues - Dernier abbé avant 1768
Dirigea une campagne de restauration.
Origine et histoire
L’église Saint-Césaire de Maurs, aussi appelée église Saint-Sulpice, est une ancienne abbatiale catholique située dans le Cantal, en Auvergne-Rhône-Alpes. Ses origines remontent à un prieuré bénédictin du Xe siècle, dépendant de l’abbaye Saint-Géraud d’Aurillac. Une première église romane, construite entre 1065 et 1080 par les moines de Saint-Victor de Marseille, fut détruite pendant la guerre de Cent Ans par des routiers anglo-gascons. La reconstruction débuta à la fin du XIVe siècle, avec un chœur et un portail datés du début du XVe (un vitrail de 1406 mentionnait saint Césaire).
En 1426, un contrat fut passé avec le maçon Pierre Costes de Montsalvy pour réparer le clocher, sous l’abbatiat de Pierre V. Au XVIe siècle, deux chapelles furent ajoutées : l’oratoire Saint-Césaire au sud et la chapelle Saint-Georges au nord. L’abbaye fut saccagée par les protestants vers 1586, puis connut des restaurations aux XVIIe et XVIIIe siècles. Après la suppression du monastère en 1768, l’abbatiale devint église paroissiale en 1785, remplaçant l’ancienne Saint-Sulpice détruite pendant la Révolution. La chapelle Saint-Georges fut rasée en 1805.
L’édifice, classé monument historique en 1970, se caractérise par une nef à trois travées voûtées d’ogives et un chœur pentagonal. Son mobilier, partiellement inventorié dans la base Palissy, témoigne de son riche passé monastique. L’église illustre le style gothique méridional du XVe siècle, avec des influences locales comme les culots à visages humains sous le clocher. Son histoire reflète les bouleversements religieux et politiques de la région, des guerres médiévales aux conflits confessionnels de la Renaissance.
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