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Frise chronologique
Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4600 av. J.-C.
4500 av. J.-C.
…
0
1800
1900
2000
4700-4500 av. J.-C.
Construction du tumulus
Construction du tumulus 4700-4500 av. J.-C. (≈ 4600 av. J.-C.)
Datation estimée par les fouilles archéologiques.
1873
Première fouille archéologique
Première fouille archéologique 1873 (≈ 1873)
Menée par A. Martin et R. Kerviler.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique 1889 (≈ 1889)
Propriété de l'État depuis cette date.
années 1970-1980
Campagnes de fouilles approfondies
Campagnes de fouilles approfondies années 1970-1980 (≈ 1975)
Dirigées par Jean L'Helgouach.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le dolmen : classement par liste de 1889
Personnages clés
A. Martin - Archéologue
A participé aux premières fouilles en 1873.
R. Kerviler - Archéologue
A participé aux premières fouilles en 1873.
Jean L'Helgouach - Directeur des Antiquités
A dirigé les fouilles des années 1970-1980.
Origine et histoire
Le tumulus de Dissignac est un monument mégalithique funéraire situé à Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique. Daté entre 4700 et 4500 ans avant notre ère, il est considéré comme le plus ancien édifice mégalithique du département. Contemporain du Grand menhir brisé de Locmariaquer (Morbihan), il précède de 2000 ans la pyramide de Djéser en Égypte. Classé monument historique en 1889, il est accessible uniquement en juillet, août et lors des Journées européennes du patrimoine.
Le tumulus se trouve sur une butte appelée « Bosse de la Prière », à environ 6 km à l'ouest du centre de Saint-Nazaire et à 3 km du littoral. Il est entouré de paysages naturels, entre estuaire de la Loire et océan Atlantique, et se situe près de la route de Dissignac, à proximité de l'ancienne route de Saint-Nazaire à Guérande.
Fouillé pour la première fois en 1873 par A. Martin et R. Kerviler, le site a fait l'objet de campagnes archéologiques approfondies dans les années 1970 et 1980, dirigées notamment par Jean L'Helgouach. Ces fouilles ont révélé une construction en deux étapes : une première phase avec une enceinte de 17 m de diamètre, suivie d'une extension à 21 m avec l'ajout de deux enceintes supplémentaires. Les chambres funéraires, l'une semi-circulaire et l'autre rectangulaire, sont accessibles par deux couloirs parallèles orientés vers le sud-est.
Les dalles des chambres funéraires proviennent du littoral, certaines ayant été transportées sur plus de 4 km. La chambre n°2 abrite une dalle gravée de motifs comparables à ceux des mégalithes du Morbihan, comme des haches triangulaires et des crosses. Ces gravures, réalisées par piquetage, témoignent d'échanges culturels entre les régions. Le matériel archéologique découvert lors des fouilles des années 1970-1980 inclut des céramiques (bols, coupes, vases) et des outils en pierre (haches, grattoirs, pointes de flèches), datant du IVe millénaire avant J.-C.
Le tumulus est constitué d'un cairn de 3,20 m de hauteur, recouvert de terre végétalisée, et entouré de trois enceintes concentriques. La première, haute de 2 m, est en gneiss local ; la deuxième combine granite, quartz et galets ; la troisième est un simple mur en moellons. L'espace entre les enceintes est comblé de pierraille, et une façade de parement a été ajoutée entre les entrées lors de la seconde phase de construction.
Propriété de l'État, le tumulus de Dissignac illustre l'architecture mégalithique de la fin du Néolithique et du Chalcolithique. Son étude a permis de mieux comprendre les pratiques funéraires et les techniques de construction de cette époque, ainsi que les réseaux d'échanges entre les communautés préhistoriques de l'Ouest de la France.
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