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Allée couverte dans la Manche

Manche

Allée couverte

    Les Touches
    50640 Buais-Les-Monts
Crédit photo : Yane - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
Vers 1870
Découverte du site
1877
Première mention écrite
1908
Plan détaillé du monument
1977
Classement Monument Historique
1999
Dégâts causés par la tempête
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Allée couverte (cad. B 445) : classement par décret du 5 décembre 1977

Personnages clés

M. de Beauregard - Découvreur du site Fouilla le monument vers 1870.
Henri Moulin - Historien local Premier à mentionner l’allée en 1877.
Léon Coutil - Archéologue Établit le plan en 1908.
M. de Rougé - Ancien propriétaire du terrain Témoin des découvertes archéologiques vers 1870.

Origine et histoire

L’allée couverte des Cartesières, aussi appelée allée couverte de Besnardière, est un site mégalithique situé à Buais-Les-Monts, dans la commune déléguée de Saint-Symphorien-des-Monts (Manche, Normandie). Ce monument funéraire date du Néolithique et se distingue par sa structure en deux allées perpendiculaires, l’une orientée est-ouest (10,50 m), l’autre nord-sud (8,90 m). Les dalles, en granite et diorite locale, supportaient à l’origine des tables de couverture, dont certaines subsistent encore aujourd’hui.

L’allée fut découverte en 1870 par M. de Beauregard, mais sa première mention écrite remonte à 1877 par Henri Moulin. En 1908, Léon Coutil en établit le plan détaillé. Le site subit des dégâts lors de la tempête de 1999, causés par la chute d’arbres environnants. Aucune fouille archéologique publiée ne documente les artefacts exhumés, bien que des témoignages évoquent des outils en silex et des fragments de poterie néolithiques, aujourd’hui disparus des collections locales.

Classée Monument Historique en 1977, l’allée couverte des Cartesières partage ce décret de protection avec d’autres sites mégalithiques de la Manche, comme les polissoirs de Saint-Cyr-du-Bailleul. Son état actuel laisse planer des incertitudes sur l’organisation originelle des chambres funéraires, notamment sur la communication entre les deux allées. Les dalles effondrées ou déplacées par des carriers au nord-est du site témoignent des perturbations subies au fil des siècles.

Les vestiges archéologiques, bien que fragmentaires, suggèrent une utilisation sépulcrale collective, typique des pratiques néolithiques. Les outils en silex et les tessons de céramique, mentionnés par M. de Rougé (ancien propriétaire), n’ont jamais été étudiés scientifiquement. Aujourd’hui, le site reste un exemple remarquable de l’architecture mégalithique normande, bien que son interprétation soit limitée par l’absence de fouilles modernes.

Liens externes