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Maison-forte Brassolard à Saint-Nizier-de-Fornas dans la Loire

Loire

Maison-forte Brassolard

    186 Brassolard
    42380 Saint-Nizier-de-Fornas

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1375
Premier propriétaire connu
1394
Changement de propriétaire
1638
Mariage de Marguerite Chappuis
1742
Modifications architecturales
1842
Transmission par mariage
2021
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La maison-forte Brassolard en totalité ainsi que les parcelles sur lesquelles elle se trouve, le tout situé au lieu-dit Brassolard, sur les parcelles n°669 à 671, figurant au cadastre section C : inscription par arrêté du 25 janvier 2021

Personnages clés

Jean de Brassolard - Premier propriétaire connu Mentionné en 1375, possible anoblissement.
Laurent Chappuis - Propriétaire en 1394 Fondation d'une dynastie propriétaire.
Marguerite Chappuis - Dernière héritière des Chappuis Épouse Pierre de Gayardon en 1638.
Jean Baleyguier - Propriétaire au XVIIIe siècle Responsable de modifications en 1742.

Origine et histoire

La maison-forte Brassolard, située à Saint-Nizier-de-Fornas dans la Loire, est un monument historique dont les origines remontent au XIVe siècle. Elle se distingue par son organisation spatiale, incluant deux vastes granges-étables, dont l’une, mesurant 22 m sur 16 m, est considérée comme l’une des plus grandes du département. Le logis, de plan rectangulaire, est flanqué d’une tour et prolongé par des bâtiments de communs et un pigeonnier, le tout formant une cour intérieure couverte d’un auvent. Ce monument tire son nom de Jean de Brassolard, premier propriétaire attesté en 1375, qui aurait pu bénéficier d’un titre de noblesse, justifiant ainsi l’appellation de « maison forte ».

L’histoire de la maison-forte est marquée par plusieurs changements de propriétaires influents. En 1394, la famille Chappuis en prend possession et la conserve jusqu’en 1638, date à laquelle Marguerite Chappuis, dernière héritière, épouse Pierre de Gayardon. Au XVIIIe siècle, en 1742, Jean Baleyguier devient propriétaire et entreprend des modifications architecturales, notamment le percement de nouvelles baies. En 1842, la propriété passe par mariage à la famille Audry. L’ensemble, y compris les parcelles environnantes, a été inscrit aux Monuments Historiques par arrêté du 25 janvier 2021, soulignant son importance patrimoniale.

La composition architecturale de Brassolard reflète son usage mixte, à la fois agricole et résidentiel. Le logis, organisé sur deux niveaux plus des combles, abrite des éléments remarquables comme un manteau de cheminée de plus de 4 mètres et un escalier engainé atypique. La tradition locale évoque également la présence d’une chapelle au rez-de-chaussée du pigeonnier. Bien que seul Jean de Brassolard semble avoir obtenu un anoblissement, la maison forte illustre le statut social élevé de ses propriétaires successifs, liés à l’aristocratie ou à la bourgeoisie terrienne de la région.

Liens externes