Début des travaux de la fosse 1818 (≈ 1818)
Creusement du puits par la Compagnie d’Anzin
1825
Construction des premiers corons
Construction des premiers corons 1825 (≈ 1825)
32 maisons édifiées sous le nom *Le Nouveau Monde*
1830
Fin de l’extraction charbonnière
Fin de l’extraction charbonnière 1830 (≈ 1830)
Arrêt de la production minière
1852
Serrement du puits
Serrement du puits 1852 (≈ 1852)
Puits condamné et reconversion prévue
1854
Bénédiction de l’église Sainte-Barbe
Bénédiction de l’église Sainte-Barbe 1854 (≈ 1854)
Chapelle construite sur l’emplacement de la fosse
1er décembre 2009
Classement aux monuments historiques
Classement aux monuments historiques 1er décembre 2009 (≈ 2009)
Protection des façades et toitures du coron
30 juin 2012
Inscription à l’UNESCO
Inscription à l’UNESCO 30 juin 2012 (≈ 2012)
Patrimoine mondial du bassin minier
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures de l'ensemble (cad. AH 521 à 528, 540 à 544, 546 à 550, 677 à 685) : inscription par arrêté du 1er décembre 2009
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Les archives mentionnent uniquement la Compagnie des mines d’Anzin comme entité collective
Origine et histoire
Le coron de l’église de La Sentinelle, situé dans le département du Nord (Hauts-de-France), est un ensemble de logements miniers construits dans la première moitié du XIXe siècle, à proximité d’une ancienne fosse charbonnière reconvertie en église. Les premières maisons, au nombre de 32, furent édifiées en 1825 sous le nom originel de Le Nouveau Monde, formant un des plus anciens exemples conservés de cités ouvrières minières. Les habitations, en brique et organisées en rangées symétriques avec jardins, reflètent l’architecture utilitaire et sociale des corons, conçus pour loger les familles de mineurs.
La fosse La Sentinelle, creusée à partir de 1818 par la Compagnie des mines d’Anzin, cessa son activité extractive dès 1830. Le puits, profond de 170 mètres, fut serrementé en 1852, puis transformé en église Sainte-Barbe, bénie en 1854. Le coron adjacent, initialement destiné à héberger les ouvriers, s’étendit progressivement pour atteindre 88 logements, complétés par des équipements collectifs comme des fournils et des puits. Une partie de l’ensemble, située à l’ouest de l’église, fut détruite dans les années 1970 pour aménager une place publique.
Classé aux monuments historiques depuis le 1er décembre 2009 pour ses façades et toitures, le coron de l’Église fait partie des 109 sites du bassin minier inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO le 30 juin 2012. Ce site, géré aujourd’hui par la société Soginorpa, illustre la reconversion patrimoniale des infrastructures industrielles du Nord-Pas-de-Calais. Les logements, restaurés dans les années 1980, conservent des caractéristiques architecturales distinctes : toits à longs pans pour les plus anciens, croupes en tuile flamande pour les extensions ultérieures, et modénatures en brique pour les façades.
L’organisation spatiale du coron, avec ses rangées de maisons alignées et ses jardinets délimités par des haies de troènes, répondait aux besoins de logistique et de contrôle social de la compagnie minière. Les archives mentionnent un coût de construction de 40 050 francs pour les 32 premières maisons en 1825, avec des briques fabriquées sur place. Le site apparaît sur des plans cadastraux dès 1830, témoignant de son intégration précoce dans le paysage urbain de La Sentinelle.
Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France a matérialisé la tête du puits d’extraction, tandis que le BRGM effectue des inspections annuelles pour surveiller l’état des infrastructures souterraines. Le coron, aujourd’hui propriété privée, reste un symbole de l’histoire industrielle et sociale de la région, où l’extraction houillère a façonné les modes de vie et l’urbanisme pendant plus d’un siècle.
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