Fondation de la fabrique 1856 (≈ 1856)
Rachat de deux forges par Montessuy et Chomer
1866
Achèvement de la chapelle-pont
Achèvement de la chapelle-pont 1866 (≈ 1866)
Symbole de l’usine-pensionnat
années 1870
Apogée de l’activité
Apogée de l’activité années 1870 (≈ 1870)
Plus de 1 000 ouvrières employées
1969
Fermeture définitive
Fermeture définitive 1969 (≈ 1969)
Fin de la production textile
16 mars 2016
Protection partielle
Protection partielle 16 mars 2016 (≈ 2016)
Inscription des éléments remarquables
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les parties suivantes de l'ancienne Grande Fabrique et les parcelles sur lesquelles elles se trouvent : les façades et toitures de la chapelle-pont ; les façades et toitures de l'ancien réfectoire dit bâtiment Faller ; les façades et toitures des anciens bâtiments de moulinage et d'habitation ; le jardin en totalité ; l'ensemble des ponts et passerelles ; l'ensemble du réseau hydraulique avec tous les éléments qui le constituent (cad. AE 64 à 66, 158, 159, 173, 229, 232 à 248) : inscription par arrêté du 16 mars 2016
Personnages clés
Montessuy et Chomer - Fondateurs industriels
Rachat des forges en 1856
Sœurs de Saint-Vincent de Paul - Encadrement des ouvrières
Gestion sociale et religieuse
Origine et histoire
L’ancienne grande fabrique de Renage est née en 1856 de la fusion de deux forges, rachetées par la maison Montessuy et Chomer. Spécialisée dans le moulinage et le tissage de la soie grège pour produire du crêpe, elle employait plus de 1 000 ouvrières dans les années 1870. Son activité perdura jusqu’en 1969, marquant un siècle d’industrie textile dans la région. Le site illustre le modèle d’« usine-pensionnat », où travail et vie quotidienne étaient intimement liés, avec des espaces dédiés à la production, à l’hébergement, et même une chapelle-pont achevée en 1866.
L’encadrement des ouvrières était assuré par les Sœurs de Saint-Vincent de Paul, reflétant une organisation sociale et religieuse typique des manufactures du XIXe siècle. Les bâtiments conservent des traces de cette double fonction : réfectoire (bâtiment Faller), logements, parc aménagé, ainsi qu’un réseau hydraulique complexe (ponts, passerelles, canaux). Ces éléments, partiellement protégés depuis 2016, témoignent de l’ingénierie industrielle et de la vie collective de l’époque.
Aujourd’hui, le site mêle propriété communale et privée, avec des questions persistantes sur son ouverture au public. Son architecture et son histoire en font un exemple rare d’intégration entre production textile et communauté ouvrière, caractéristique des vallées alpines industrialisées. La localisation à Renage (Isère), près de Grenoble, souligne son ancrage dans un territoire marqué par l’hydroélectricité et la soie.
La chapelle-pont, élément emblématique, symbolise la fusion entre spiritualité et labour, tandis que les bâtiments de moulinage rappellent la mécanisation progressive du travail. Le jardin et les parcelles hydrauliques, inscrits au titre des monuments historiques, complètent ce patrimoine technique et social. Le site incarne ainsi les mutations économiques et humaines de la révolution industrielle en Auvergne-Rhône-Alpes.
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