Achat de la ferme 1898 (≈ 1898)
Jean Rameau acquiert le domaine initial.
1925-1928
Construction de la gloriette
Construction de la gloriette 1925-1928 (≈ 1927)
Tombeau édifié par Adrion et Dufour.
1940-1941
Saccage du tombeau
Saccage du tombeau 1940-1941 (≈ 1941)
Dégâts subis par la gloriette.
11 juillet 1942
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 11 juillet 1942 (≈ 1942)
Protection officielle du site.
2002
Constat d'abandon
Constat d'abandon 2002 (≈ 2002)
État de ruine avancée signalé.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Logis (cad. AI 23) ; sol d'assiette du jardin situé sur les parcelles (cad. AI 22 à 25) ; gloriette (cad. WD 20) : inscription par arrêté du 1er février 1999
Personnages clés
Jean Rameau - Poète et maître d'œuvre
Créateur du domaine et de ses œuvres.
Adrion - Maçon
Constructeur de la gloriette en 1925-1928.
Louis Dufour - Charpentier
Artisan ayant participé à la gloriette.
Origine et histoire
Le domaine du Pourtaou et de la Gloriette, situé à Cauneille (Landes), est une création artistique totale du poète et romancier landais Jean Rameau (1858-1942). Acquis en 1898 sous forme d’une ferme, il le métamorphosa en un ensemble architectural, mobilier et paysager reflétant son univers onirique. La demeure, enrichie d’œuvres d’art, de peintures et de sculptures de sa main, devint un musée à part entière, tandis que les jardins, agrémentés de plantations, d’un kiosque, d’une pergola et de sculptures, prolongeaient cette vision artistique.
La gloriette, tombeau monumental construit entre 1925 et 1928 par les artisans Adrion (maçon) et Louis Dufour (charpentier), couronne le domaine. De plan circulaire à trois étages, elle est surmontée d’un dôme et ornée d’une colonnade supportant une terrasse. Une dalle funéraire, portant l’inscription Jean Rameau 1858-1942, marque l’emplacement de sa sépulture, initialement prévue à l’intérieur du tombeau mais finalement située à son pied, côté sud, après son saccage en 1940 ou 1941. Une croix en fer forgé, aujourd’hui mutilée, complétait l’ensemble.
Classé et inscrit comme Monument Historique le 11 juillet 1942, le domaine fut cependant abandonné après la mort de son créateur. Un constat en 2002 révélait un état de dégradation avancée : l’extérieur en mauvais état, l’intérieur en ruines. Malgré son importance patrimoniale, le site peine à retrouver sa splendeur passée, témoignant du défi de préserver les œuvres in situ liées à une figure artistique locale.
La pyramide de Cauneille, mentionnée sur la carte de Cassini au même emplacement, suggère une occupation ou un repère ancien sur ce site. L’ensemble illustre l’héritage culturel des Landes, où littérature, architecture et paysage s’entremêlent sous l’impulsion d’un artiste polyvalent, ancré dans son territoire.