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Château de Chanoz-Châtenay dans l'Ain

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Maison forte
Ain

Château de Chanoz-Châtenay

    D80B
    01400 Chanoz-Châtenay
Propriété privée
Château de Chanoz-Châtenay
Château de Chanoz-Châtenay
Château de Chanoz-Châtenay
Château de Chanoz-Châtenay
Château de Chanoz-Châtenay
Château de Chanoz-Châtenay
Château de Chanoz-Châtenay
Château de Chanoz-Châtenay
Château de Chanoz-Châtenay
Château de Chanoz-Châtenay
Château de Chanoz-Châtenay
Château de Chanoz-Châtenay
Château de Chanoz-Châtenay
Château de Chanoz-Châtenay
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Château de Chanoz-Châtenay
Château de Chanoz-Châtenay
Château de Chanoz-Châtenay
Château de Chanoz-Châtenay
Château de Chanoz-Châtenay
Crédit photo : Chabe01 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Origine de la maison forte
1274
Reconnaissance savoyarde
1306
Confirmation des droits de justice
1448
Vente à Sibued de Feillens
1516
Acquisition par Jacques de Monspey
1573
Érection en baronnie
1595
Refuge des religieuses bénédictines
1649
Acquisition par Jean Garron
18 février 1987
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures des bâtiments qui cernent la cour intérieure à l'Est avec les deux tours d'angle ; tour du XVe siècle accolée au corps de logis principal à l'Est ; mur de soutènement au Nord-Ouest (cad. B 27) : inscription par arrêté du 18 février 1987

Personnages clés

Hugon de Châtenay - Seigneur de Châtenay Reconnaît la suzeraineté savoyarde en 1274.
Pierre de Châtenay - Chevalier Obtient confirmation des droits de justice en 1306.
Sibued de Feillens - Seigneur de Feillens Achète la seigneurie en 1448.
Jacques Ier de Monspey - Chevalier, seigneur de Béost Acquiert Châtenay en 1516.
Jacques II de Monspey - Seigneur de Châtenay Obtient la haute justice en 1573.
Louise de Monspey - Héritière de la baronnie Épouse Pierre de Seyturier en apportant Châtenay.
Jean Garron - Conseiller du roi en Bresse Achète la baronnie en 1649.

Origine et histoire

Le château de Châtenay, situé à Chanoz-Châtenay dans l’Ain, est une ancienne maison forte du XIe siècle, reconstruite au XVe siècle et remaniée au XIXe. À l’origine, il était le centre de la seigneurie de Châtenay, possession des sires de Châtenay, vassaux des comtes de Savoie. En 1274, Hugon de Châtenay reconnaît tenir sa maison forte du comte de Savoie, et en 1306, Pierre de Châtenay obtient confirmation des droits de justice moyenne et basse. Ces détails soulignent son rôle politique et judiciaire sous l’autorité savoyarde.

La seigneurie change plusieurs fois de mains : elle passe des Châtenay à la famille de Bouvens, puis est vendue en 1448 à Sibued de Feillens. En 1516, Jacques Ier de Monspey en devient propriétaire, et en 1573, son descendant Jacques II obtient la haute justice, transformant la seigneurie en baronnie. Louise de Monspey, fille unique de Jacques II, apporte Châtenay en dot à Pierre de Seyturier, avant que la baronnie ne soit acquise en 1649 par Jean Garron, conseiller du roi, dont les descendants la conservent jusqu’au XIXe siècle.

Architecturalement, le château se compose d’un édifice en U du XVe siècle, avec une façade encadrée de deux tours rondes et un portail central en pierre. La cour intérieure, symétrique, présente des arcades jumelées et des baies à l’étage. À l’ouest, des bâtiments hétéroclites (XVe–XIXe siècles) s’appuient sur une terrasse bordée d’un mur de soutènement percé d’archères-canonnières. Une tour du XVe siècle conserve un plafond peint orné d’angelots et d’amours. Le château, partiellement inscrit aux monuments historiques en 1987, illustre l’évolution d’une forteresse médiévale en résidence seigneuriale.

En 1595, le château sert de refuge aux religieuses bénédictines de Neuville-les-Nonains fuyant les troupes du duc de Biron, marquant un épisode religieux dans son histoire. Les sources historiques, comme les travaux de Guigue (1873) ou de Garron (1649), documentent ces transitions proprietariales et architecturales, ancrant le monument dans le patrimoine bressan et savoyard.

Liens externes