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Moulin de La Roque dans l'Aveyron

Aveyron

Moulin de La Roque

    124 Beausoleil
    12330 Marcillac-Vallon

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle (début)
Premières mentions de moulins
XIVe siècle
Construction d'un logis
1564
Inventaire du moulin
Début XVIe siècle
Construction du moulin à grains
11 septembre 1669
Louys Thomas, meunier
1706
Mariage de Marie-Thérèse Thomas
1812
Cadastre napoléonien
Début XXe siècle
Ajout d'une turbine
2 juin 2025
Inscription Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les deux moulins et leurs mécanismes, en totalité, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l’arrêté, y compris l’ensemble des équipements hydrauliques nécessaires à leur fonctionnement ainsi que les logis et leurs dépendances, figurant au cadastre section E, parcelles 383 et 384 : inscription par arrêté du 2 juin 2025

Personnages clés

Louys Thomas - Meunier (« musnier ») en 1669 Propriétaire ou exploitant du moulin.
Marie-Thérèse Thomas (1685 - 1749) - Fille de Louys Thomas Épouse François Perié en 1706.
François Perié (1664 - 1741) - Vigneron puis meunier Devient propriétaire par mariage.

Origine et histoire

Le Moulin de La Roque, implanté à un kilomètre au sud-est du bourg de Marcillac-Vallon, est alimenté par les eaux du Créneau. Ce site regroupe plusieurs bâtiments ayant évolué au fil des siècles pour répondre aux besoins technologiques et aux activités des meuniers, qui étaient aussi agriculteurs et vignerons. Le vallon de Marcillac, proche de Rodez, est connu pour son climat favorable à la viticulture depuis le Moyen Âge, attirant des familles aisées de la région qui y ont construit des résidences et des exploitations agricoles. La parcelle 383, située entre la rivière et les canaux, comprend le « pâtus », un moulin à grains avec logis, un moulin à huile de noix, une grange-étable et un four. Les deux autres logis et leurs dépendances, sur la parcelle 384, apparaissent sur le cadastre de 1812 mais pas sur celui actuel.

Les archives locales mentionnent des moulins sur le Créneau dès le début du XIIIe siècle, comme le moulin du Conte, documenté en 1216, 1317 et 1323. Le moulin de La Roque pourrait dater de la même période. Un des logis de la parcelle 384, à trois niveaux, remonte au XIVe siècle, tandis que le moulin à grains, avec ses échauguettes et ses ouvertures caractéristiques, est daté du début du XVIe siècle. Les écus présents sur les façades, bien que non datés précisément, évoquent le XVIIe siècle. Le second logis, partiellement reconstruit au début du XIXe siècle, conserve des éléments du XVIe siècle, comme des cheminées et des croisées.

Le moulin à huile de noix, plus récent, conserve ses installations techniques en état de marche. Le moulin à grains, avec ses trois meules et ses mécanismes intacts, a été adapté au début du XXe siècle avec l'ajout d'une turbine pour produire de l'électricité. Un acte notarié de 1669 révèle que Louys Thomas était alors le meunier (« musnier »). Sa fille, Marie-Thérèse, épouse en 1706 François Perié, vigneron devenu meunier, permettant à la famille Périé de devenir propriétaire du moulin. Le site, inscrit aux Monuments Historiques en 2025, comprend les moulins, leurs mécanismes, les équipements hydrauliques, ainsi que les logis et leurs dépendances.

Le cadastre de 1564 recense déjà le moulin de La Roque parmi quatre autres moulins sur le Créneau. Ce site illustre l'importance des moulins à eau dans l'économie locale, notamment pour nourrir une population croissante à partir du XIIe siècle. Les bâtiments, organisés autour des canaux d'amenée et de fuite, reflètent une architecture adaptée aux activités agricoles et artisanales, avec des logis de qualité et des installations techniques préservées.

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