Donation au monastère de Sant Pere de Rodes 939 (≈ 939)
Village de Vilella cédé par Sunifred II de Cerdagne.
969
Première mention de la chapelle
Première mention de la chapelle 969 (≈ 969)
Don d’un terrain à l’abbaye Saint-Michel de Cuxa.
1145
Passage sous le prieuré de Serrabona
Passage sous le prieuré de Serrabona 1145 (≈ 1145)
Changement de possession religieuse.
Fin XIIe - début XIIIe siècle
Reconstruction de l’édifice actuel
Reconstruction de l’édifice actuel Fin XIIe - début XIIIe siècle (≈ 1325)
Style roman avec techniques archaïques.
XVIIe siècle
Abandon de la chapelle
Abandon de la chapelle XVIIe siècle (≈ 1750)
Transfert du mobilier vers la nouvelle église.
1892
Classement de deux objets
Classement de deux objets 1892 (≈ 1892)
Croix et retable du XVe siècle protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Sainte Eulalie de Barcelone - Dédicataire de la chapelle
Martyre chrétienne du IVe siècle.
Sunifred II de Cerdagne - Comte donateur
Cède Vilella en 939 à Sant Pere de Rodes.
Ermessenda - Donatrice en 969
Lègue des terres à l’abbaye de Cuxa.
Origine et histoire
L’église Sainte-Eulalie de Villèle, aussi appelée chapelle Sainte-Eulalie de Vilella, est un édifice roman catholique situé à Rigarda, dans les Pyrénées-Orientales. Construite à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle, elle suit les canons de l’architecture romane, avec une nef unique prolongée d’une abside semi-circulaire. Abandonnée au XVIIe siècle, elle perd son mobilier et son portail, réemployés dans la nouvelle église paroissiale de Rigarda. Son nom catalan, Vilella, évoque une « petite ferme », vestige d’un village médiéval aujourd’hui disparu.
La chapelle est dédiée à sainte Eulalie de Barcelone, martyre du IVe siècle, souvent confondue avec sainte Eulalie de Mérida. Son implantation suggère une occupation continue depuis l’Empire romain, avec des traces remontant à la République. Mentionnée pour la première fois en 969 lors d’un don à l’abbaye Saint-Michel de Cuxa, elle devient possession du prieuré de Serrabona en 1145. Son architecture modeste, en moellons et galets disposés parfois en arêtes de poisson, reflète une technique archaïque pour l’époque.
L’édifice se compose d’une nef étroite de 6,50 m de haut, éclairée par trois fenêtres aux claveaux de marbre clair et montants sombres. Le clocher-mur, à trois piliers et deux baies, surmonte le mur occidental. Vide de tout mobilier depuis le XVIIe siècle, la chapelle conserve cependant un héritage artistique : une croix de procession et un retable du XVe siècle, classés monuments historiques en 1892, aujourd’hui exposés dans la nouvelle église de Rigarda. Ces œuvres mêlent les vies des deux saintes Eulalie.
Le site, proche de l’ancienne voie romaine Strada Conflentana, illustre l’importance stratégique des vallées pyrénéennes dès l’Antiquité. Le village de Vilella, donné en 939 au monastère de Sant Pere de Rodes par le comte Sunifred II de Cerdagne, disparait progressivement, ne laissant que la chapelle comme témoin de son passé médiéval. Son abandon au XVIIe siècle marque la fin de son rôle paroissial, remplacé par la nouvelle église du village chef-lieu.
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