Nouvel armement 1803 (≈ 1803)
3 canons de 36 livres.
1841
Modernisation par la Commission mixte
Modernisation par la Commission mixte 1841 (≈ 1841)
Attribution de nouveaux canons et obusiers.
1861
Achèvement du corps de garde
Achèvement du corps de garde 1861 (≈ 1861)
Construction du réduit type 1846.
1889
Déclassement de la batterie
Déclassement de la batterie 1889 (≈ 1889)
Fin de son usage militaire.
1900
Vente à un particulier
Vente à un particulier 1900 (≈ 1900)
Passage dans le domaine privé.
1939-1945
Occupation allemande
Occupation allemande 1939-1945 (≈ 1942)
Installation d’un radar.
2000
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 2000 (≈ 2000)
Protection du corps de garde.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Corps de garde (cad. ZB 58) : inscription par arrêté du 30 octobre 2000
Personnages clés
Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire
A demandé sa construction en 1689.
Origine et histoire
Le corps de garde de la Pointe du Cardinal à Sauzon, construit au 3e quart du XIXe siècle, fait partie d’une batterie côtière dont l’origine remonte à une demande de Vauban en 1689. Une première batterie est mentionnée dès 1692, équipée de canons et mortiers pour défendre le port de Sauzon. Elle joue un rôle actif pendant les guerres maritimes du XVIIIe siècle et les conflits révolutionnaires, avec des réarmements successifs (notamment en 1747, 1803, et 1813 avec un fourneau à réverbère).
La batterie est entièrement reconstruite entre 1847 et 1861 sous l’égide de la Commission mixte d’armement des côtes. Le corps de garde actuel, de type 1846 n°3, est achevé en 1861 avec des plates-formes d’artillerie. Cependant, la batterie est déclassée en 1889, vendue à un particulier en 1900, puis réutilisée comme station radar allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, seul le corps de garde (inscrit aux Monuments Historiques en 2000) subsiste, aux côtés d’une cuve radar bétonnée recouverte partiellement.
Le site illustre l’évolution des stratégies défensives côtières, depuis les recommandations de Vauban jusqu’aux adaptations du XIXe siècle, en passant par les occupations militaires allemandes. Son parapet terrassé, visible sur les photographies aériennes du XXe siècle, et son réduit crénelé témoignent de son importance historique dans la protection de Belle-Île-en-Mer. La batterie voisine du Port Blanc, prévue pour compléter sa défense, ne fut jamais construite.
L’armement de la batterie a varié selon les époques : 2 canons de 36 livres et 3 de 12 livres en 1747, puis 3 canons de 36 livres et un mortier en 1803, avant d’être dotée en 1841 de 2 canons de 30 livres et 2 obusiers de 22 cm. Son déclin au XIXe siècle reflète les changements technologiques et stratégiques dans l’artillerie côtière, menant à son abandon progressif après 1874.