Fondations initiales vers 1280 (≈ 1280)
Premier arsenal près des murs d'enceinte.
1518
Achèvement de l'arsenal
Achèvement de l'arsenal 1518 (≈ 1518)
Date gravée sur la façade actuelle.
1534
Extension avec Sainte-Barbe
Extension avec Sainte-Barbe 1534 (≈ 1534)
Ajout d’un étage pour le stockage.
1632-1634
Guerre de Trente Ans
Guerre de Trente Ans 1632-1634 (≈ 1633)
Passage sous contrôle français.
1785
Rebaptisé Saint-Hilaire
Rebaptisé Saint-Hilaire 1785 (≈ 1785)
Hommage au commandant Capriol.
1814
Incendie et évacuation
Incendie et évacuation 1814 (≈ 1814)
Menace d’explosion des munitions.
1871
Annexion allemande
Annexion allemande 1871 (≈ 1871)
Transformation en caserne.
1910
Destruction du bâtiment adjacent
Destruction du bâtiment adjacent 1910 (≈ 1910)
Remplacé par style néo-Renaissance.
1984
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 1984 (≈ 1984)
Protection des façades et toitures.
2020
Fin de la rénovation
Fin de la rénovation 2020 (≈ 2020)
Réhabilitation complète du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. 1 203) : inscription par arrêté du 30 mai 1984
Personnages clés
Érasme de Rotterdam - Humaniste et lettré
Séjournait à Sélestat (1515-1522).
Marc Gaspard Capriol de Saint-Hilaire - Commandant de l’artillerie
Donne son nom à l’arsenal en 1785.
Origine et histoire
L’arsenal Saint-Hilaire de Sélestat, situé dans le Grand Est, est un monument historique aux origines militaires remontant au début du XVIe siècle. Ses fondations, datées des années 1280, témoignent d’une vocation défensive ancienne. Construit en brique et grès, il incarne l’âge d’or de Sélestat, alors capitale de l’humanisme rhénan, attirant des figures comme Érasme de Rotterdam entre 1515 et 1522. L’inscription « 1518 » sur sa façade marque l’achèvement des travaux, dans un contexte d’essor urbain nécessitant des espaces de stockage accrus pour les armes et munitions.
En 1534, face à l’exiguïté de l’arsenal, la ville y adjoint un étage de l’arsenal Sainte-Barbe, initialement dédié aux denrées. La guerre de Trente Ans (1632-1634) marque un tournant : Sélestat, conquise par les Suédois puis les Français, perd son statut de Ville libre du Saint-Empire. L’arsenal, stratégique près de la porte Neuve, passe sous contrôle français. En 1785, il est rebaptisé en l’honneur de Marc Gaspard Capriol de Saint-Hilaire, commandant de l’artillerie municipale, après des travaux majeurs.
Le XIXe siècle est marqué par des crises : en 1814, un incendie voisin force l’évacuation des munitions, évitant une explosion dévastatrice. Après l’annexion allemande de 1871, l’arsenal perd sa fonction défensive et devient une caserne, successivement allemande (1871-1919) puis française. Au XXe siècle, un bâtiment adjacent de 1617 est détruit en 1910, remplacé par une construction néo-Renaissance. Inscrit aux Monuments Historiques en 1984, il est réhabilité en 2020, mêlant aujourd’hui logements touristiques et événements culturels.
Architecturalement, l’édifice se distingue par sa charpente complexe à trois niveaux de greniers, couverte de tuiles « queue de castor » typiques d’Alsace. Sa cour, animée par des marchés bio et des concerts, reflète sa reconversion réussie. Le complexe Le Rhenanus propose désormais des locations saisonnières, tandis que sa façade et sa toiture, protégées depuis 1984, rappellent son passé militaire.
Les sources soulignent son rôle clé dans l’histoire locale, depuis les conflits médiévales jusqu’à la préservation contemporaine. L’arsenal illustre aussi les mutations urbaines de Sélestat, entre héritage humaniste, occupations successives et adaptation moderne. Sa rénovation récente, menée avec la DRAC Grand Est, a restauré des éléments comme la toiture (2014) et les façades en grès bosselé, perpétuant son statut de symbole patrimonial.
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