Construction de la borne 2e quart XVIe siècle (≈ 1637)
Période estimée de sa création.
10 octobre 1927
Classement MH
Classement MH 10 octobre 1927 (≈ 1927)
Arrêté de protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Borne armoriée sise dans la forêt domaniale des Etangs : classement par arrêté du 10 octobre 1927
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage identifié
Sources insuffisantes pour attribuer un commanditaire.
Origine et histoire
La borne armoriée de Demigny est un édifice daté du 2e quart du XVIe siècle, implanté dans la forêt domaniale des Étangs, sur le territoire de la commune de Demigny. Ce monument, typique des marques seigneuriales ou territoriales de l’époque, témoigne des pratiques de délimitation des espaces forestiers ou des propriétés nobles sous la Renaissance. Son classement au titre des monuments historiques, intervenu le 10 octobre 1927, souligne son importance patrimoniale et sa rareté dans le paysage bourguignon.
Au XVIe siècle, la Bourgogne, intégrée au royaume de France depuis la fin du Moyen Âge, connaît un essor économique lié à l’agriculture, à la viticulture et à l’exploitation des forêts. Les bornes armoriées, souvent ornées des armoiries de leur commanditaire, servaient à affirmer une autorité ou une possession sur des terres, notamment dans les zones boisées où les limites étaient difficiles à tracer. Ces marqueurs, en pierre ou en métal, reflétaient aussi le prestige des familles nobles ou des institutions (comme les abbayes) qui les faisaient ériger. Leur présence dans des forêts domaniales, comme à Demigny, suggère un lien avec la gestion des ressources naturelles par les pouvoirs locaux ou royaux.
Le classement de la borne de Demigny en 1927 s’inscrit dans une période de prise de conscience patrimoniale en France, marquée par la volonté de préserver les vestiges médiévaux et renaissants menacés par l’industrialisation ou l’oubli. La forêt des Étangs, aujourd’hui domaniale, était probablement un espace disputé ou stratégiquement exploité à l’époque moderne, justifiant la pose d’une telle borne. Son état de conservation et son iconographie (armoiries non détaillées dans les sources) restent des éléments clés pour les historiens locaux, bien que les archives manquent pour en préciser les commanditaires ou le contexte exact d’implantation.