Passage à la Réforme 1570 (≈ 1570)
L’ancienne paroisse adopte le protestantisme.
1685
Début du simultanéum
Début du simultanéum 1685 (≈ 1685)
Partage probable de l’église entre catholiques et protestants.
1715–1908
Période du simultanéum officiel
Période du simultanéum officiel 1715–1908 (≈ 1812)
Église mixte imposée par les autorités.
9 août 1908
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre 9 août 1908 (≈ 1908)
Début de la construction de l’église actuelle.
septembre 1999
Restauration de l’orgue
Restauration de l’orgue septembre 1999 (≈ 1999)
Réinstallation par Gaston Kern après expertise.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Sébastien Krummeich - Curé réfractaire
Opposé à la Constitution civile du clergé (1788–1798).
Joseph Stiehr - Facteur d’orgues
Constructeur de l’orgue en 1860.
Gaston Kern - Facteur d’orgues
Restaure l’orgue en 1999.
Origine et histoire
L’église Saint-Jacques-le-Majeur, située à Gundershoffen dans le nord de l’Alsace, est un édifice catholique de style néo-roman construit en 1908. Elle succède à une église mixte (simultanéum) partagée entre catholiques et protestants depuis 1685, puis officiellement de 1715 à 1908. La première pierre de l’édifice actuel fut posée le 9 août 1908, date gravée dans le chœur, marquant la fin du partage cultuel imposé après la Réforme de 1570.
L’architecture néo-romane se caractérise par une nef à cinq travées, un clocher-porche en pierre de taille, et un chœur voûté en cul-de-four précédé d’un arc triomphal. Le mobilier inclut des fonts baptismaux, une statue de l’Immaculée Conception, et un grand orgue de 1860, restauré en 1999 par Gaston Kern. Cet instrument, initialement construit par Joseph Stiehr, témoigne du patrimoine musical alsacien.
L’histoire religieuse locale fut marquée par des tensions, notamment lors de la Révolution française. Le curé Sébastien Krummeich (1788–1798), hostile à la Constitution civile du clergé de 1790, incarna la résistance des ecclésiastiques alsaciens : seulement un quart d’entre eux prêta serment. Ce contexte reflète les divisions entre clergé réfractaire et autorités révolutionnaires.
Aujourd’hui, l’église Saint-Jacques-le-Majeur symbolise à la fois l’héritage du simultanéum alsacien et la reconstruction identitaire catholique au début du XXe siècle. Son orgue, classé parmi les instruments remarquables, et son architecture néo-romane en font un monument emblématique du patrimoine religieux du Grand Est.
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