Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Prieuré à Ticheville dans l'Orne

Orne

Prieuré

    70 Route d'Orville
    61120 Ticheville
Crédit photo : ChBougui - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1026
Donation à Saint-Wandrille
1267
Trois moines résidents
XIIIe siècle
Visite épiscopale
XIVe siècle
Construction du logis
1741
Chapelle inutilisable
juillet 1791
Vente comme bien national
1994
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Logis du prieuré (cad. D 216) : classement par arrêté du 24 octobre 1994 ; Façades et toitures des dépendances (cellier, étable et pressoir) (cad. D 216) : inscription par arrêté du 24 octobre 1994

Personnages clés

Emma de Pontchardon - Donatrice Offre le domaine à Saint-Wandrille vers 1026.
Odon Rigault - Archevêque de Rouen Visite le prieuré au XIIIe siècle.
Victor Le Carpentier - Acquéreur révolutionnaire Achète le prieuré en 1791.

Origine et histoire

Le prieuré de Ticheville, situé dans l’Orne en Normandie, trouve ses origines au début du XIe siècle. Donné vers 1026 par dame Emma de Pontchardon à l’abbaye bénédictine de Saint-Wandrille, il en dépendra jusqu’à la Révolution. Le logis prioral, construit au XIVe siècle en calcaire et silex, témoigne de cette époque médiévale, tandis que ses décors armoriés et peintures murales soulignent son importance passée. Les revenus du prieuré étaient déjà jugés faibles au XIIIe siècle, avec une chapelle en mauvais état et seulement trois moines résidents en 1267.

Les dépendances, probablement édifiées aux XVIe et XVIIIe siècles, incluent un cellier, une étable et un pressoir en pan de bois hourdi de torchis. Ce dernier, peut-être daté du XVIe siècle, abrite un tour à pommes et une presse modernes. Le domaine, vendu comme bien national en 1791 à Victor Le Carpentier, a subi des transformations au XIXe siècle, notamment la conversion du logis en grange. En 1741, la chapelle était déjà inutilisable, obligeant les cérémonies à se tenir dans l’église paroissiale.

Classé Monument Historique en 1994 pour son logis et ses façades, le prieuré illustre l’architecture religieuse normande, mêlant pierre, torchis et ardoise. Son histoire reflète les vicissitudes des établissements monastiques, entre prospérité médiévale et déclin progressif à l’époque moderne. Les vestiges, comme l’escalier détruit ou le bâtiment disparu figurant sur le cadastre de 1827, rappellent les remaniements subis au fil des siècles.

Aujourd’hui, le site conserve des éléments protégés, tels que les façades des dépendances et le logis du XIVe siècle, malgré les matériaux modernes comme le ciment amiante. Son état de conservation, jugé satisfaisant (note 8/10), en fait un témoignage précieux du patrimoine bénédictin en Basse-Normandie.

Liens externes