Construction du logis XIVe siècle (≈ 1450)
Bâtiment en calcaire et silex.
1741
Chapelle inutilisable
Chapelle inutilisable 1741 (≈ 1741)
Cérémonie dans l’église paroissiale.
juillet 1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national juillet 1791 (≈ 1791)
Acquis par Victor Le Carpentier.
1994
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1994 (≈ 1994)
Protection du logis et dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Logis du prieuré (cad. D 216) : classement par arrêté du 24 octobre 1994 ; Façades et toitures des dépendances (cellier, étable et pressoir) (cad. D 216) : inscription par arrêté du 24 octobre 1994
Personnages clés
Emma de Pontchardon - Donatrice
Offre le domaine à Saint-Wandrille vers 1026.
Odon Rigault - Archevêque de Rouen
Visite le prieuré au XIIIe siècle.
Victor Le Carpentier - Acquéreur révolutionnaire
Achète le prieuré en 1791.
Origine et histoire
Le prieuré de Ticheville, situé dans l’Orne en Normandie, trouve ses origines au début du XIe siècle. Donné vers 1026 par dame Emma de Pontchardon à l’abbaye bénédictine de Saint-Wandrille, il en dépendra jusqu’à la Révolution. Le logis prioral, construit au XIVe siècle en calcaire et silex, témoigne de cette époque médiévale, tandis que ses décors armoriés et peintures murales soulignent son importance passée. Les revenus du prieuré étaient déjà jugés faibles au XIIIe siècle, avec une chapelle en mauvais état et seulement trois moines résidents en 1267.
Les dépendances, probablement édifiées aux XVIe et XVIIIe siècles, incluent un cellier, une étable et un pressoir en pan de bois hourdi de torchis. Ce dernier, peut-être daté du XVIe siècle, abrite un tour à pommes et une presse modernes. Le domaine, vendu comme bien national en 1791 à Victor Le Carpentier, a subi des transformations au XIXe siècle, notamment la conversion du logis en grange. En 1741, la chapelle était déjà inutilisable, obligeant les cérémonies à se tenir dans l’église paroissiale.
Classé Monument Historique en 1994 pour son logis et ses façades, le prieuré illustre l’architecture religieuse normande, mêlant pierre, torchis et ardoise. Son histoire reflète les vicissitudes des établissements monastiques, entre prospérité médiévale et déclin progressif à l’époque moderne. Les vestiges, comme l’escalier détruit ou le bâtiment disparu figurant sur le cadastre de 1827, rappellent les remaniements subis au fil des siècles.
Aujourd’hui, le site conserve des éléments protégés, tels que les façades des dépendances et le logis du XIVe siècle, malgré les matériaux modernes comme le ciment amiante. Son état de conservation, jugé satisfaisant (note 8/10), en fait un témoignage précieux du patrimoine bénédictin en Basse-Normandie.
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