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Ferme au lieu-dit Pissebas à Gramat dans le Lot

Lot

Ferme au lieu-dit Pissebas

    1265 Route des Roitelets
    46500 Gramat
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1488
Première campagne de construction
1509–1510
Seconde campagne médiévale
avant 1550
Habitat central antérieur
fin XVIIe siècle
Premières mentions écrites
1824
Cadastre napoléonien
après 1824
Reconstruction du logis nord-ouest
vers 1830
Construction des granges-étables
20 mars 2023
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le logis, les quatre granges-étables, le fournil, la loge à cochons, le poulailler-garlotte, les ruines du bâtiment rectangulaire, les murets en pierres sèches, les emprises de l’aire à battre, du potager, du réservoir d’eau et du cloup, en totalité - tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l’arrêté – de la ferme située au lieu-dit Pissebas, sur les parcelles 58 à 61, 65 à 68, 70 et 695, section H : inscription par arrêté du 20 mars 2023

Personnages clés

Information non disponible - Aucun personnage cité Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé.

Origine et histoire

La ferme au lieu-dit Pissebas, classée Monument Historique en 2023, se compose d’un logis double et de quatre granges-étables réparties autour d’un chemin d’accès. Le logis nord-ouest, reconstruit au XIXe siècle, succède à un habitat du XVe–XVIe siècle, tandis que le logis sud-est conserve des vestiges de la fin du Moyen Âge, datés par dendrochronologie vers 1488 et 1509–1510. Les maçonneries en moellons calcaires, les toits en lauzes ou tuiles plates, et les éléments comme le pigeonnier, le fournil ou la gariotte circulaire illustrent une architecture rurale traditionnelle.

Les granges-étables, bâties vers 1830, suivent un modèle uniforme : rez-de-chaussée en moellons avec comble à surcroît, couvert de tuiles plates, abritant étables et fenils accessibles par rampe. Le site inclut aussi des aménagements agricoles comme une aire à battre taillée dans le rocher, un potager clos, et un réservoir d’eau alimenté par les eaux pluviales. Un cloup (dépession circulaire ceinte de pierres) témoigne des pratiques culturales anciennes, protégé des nuisibles par des amas de pierres (cayrous).

Les premières mentions écrites de Pissebas remontent à la fin du XVIIe siècle, mais les analyses dendrochronologiques révèlent une occupation bien antérieure, avec un habitat central datant d’avant le milieu du XVIe siècle. Le cadastre de 1824 confirme l’emprise stable des logis depuis cette époque. L’ensemble, préservé dans son organisation d’origine, reflète l’évolution des techniques constructives et des usages agricoles du Moyen Âge à l’époque moderne.

Les éléments protégés incluent, outre les bâtiments, des murets en pierre sèche, des parcelles délimitées, et des vestiges comme les ruines d’un bâtiment rectangulaire ou la loge à cochons. Ces aménagements soulignent l’adaptation du site aux contraintes du milieu karstique local, où la pierre calcaire, omniprésente, sert à la fois de matériau de construction et d’outil d’organisation de l’espace (enclos, réserves d’eau).

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