Frise chronologique
2500-2220 av. J.-C.
Datation au carbone 14
Datation au carbone 14
2500-2220 av. J.-C. (≈ 2360 av. J.-C.)
Période de construction estimée.
18 novembre 1958
Classement monuments historiques
Classement monuments historiques
18 novembre 1958 (≈ 1958)
Protection officielle des trois allées.
1973
Début des restaurations
Début des restaurations
1973 (≈ 1973)
Travaux dirigés par Charles-Tanguy Le Roux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Allées couvertes (trois) (cad. C 540) : classement par arrêté du 18 novembre 1958
Personnages clés
| Charles-Tanguy Le Roux - Architecte-restaurateur |
Responsable des restaurations à partir de 1973. |
Origine et histoire
Les allées couvertes de Liscuis, situées à Laniscat dans les Côtes-d'Armor, forment un ensemble de trois monuments mégalithiques édifiés sur un plateau dominant la confluence du Blavet et des gorges du Daoulas. Disposées en triangle quasi-équilatéral, elles montrent des architectures distinctes : une sépulture en « V », une à cellule terminale, et une troisième plus classique avec une façade en dalles de schiste. Ces monuments, restaurés par Charles-Tanguy Le Roux à partir de 1973, témoignent de la diversité des pratiques funéraires néolithiques.
La première allée, orientée sud-ouest, est une sépulture en « V » de 12 mètres de long, avec une antichambre étroite et une chambre s'élargissant progressivement. La deuxième, orientée nord-sud, possède un long vestibule et une cella adossée à la dalle de chevet, où des fouilles ont révélé des haches polies, un pendentif en fibrolithe et des tessons de céramique. La troisième allée, orientée est-ouest, présente une façade en schiste et un cairn partiellement identifiable, avec des traces de foyers et une possible sépulture ultérieure.
Classées monuments historiques en 1958, ces allées couvertes datent du Néolithique récent, entre 2 500 et 2 220 av. J.-C. selon les datations au carbone 14. Leur restauration a été réalisée en collaboration avec les ateliers de dolérite de Plussulien, soulignant leur importance archéologique et leur intégration dans le paysage mégalithique breton.