Frise chronologique
Néolithique
Construction des dolmens
Construction des dolmens
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Édification des monuments funéraires préhistoriques.
1988
Protection du dolmen du Mas de Pezet
Protection du dolmen du Mas de Pezet
1988 (≈ 1988)
Inscription aux Monuments historiques (arrêté du 6 décembre).
1989
Classement de 3 dolmens
Classement de 3 dolmens
1989 (≈ 1989)
Dolmens d’Aubin, des Agars et du Pech d’Agaïo protégés.
2017
Label Géoparc UNESCO
Label Géoparc UNESCO
2017 (≈ 2017)
Intégration des Causses du Quercy au réseau mondial.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Benoit Pezet - Notable local (XVIIIe siècle) |
Fonda une chapelle dans l’église de Saint-Chels. |
| Famille de Cessac - Seigneurs de Larnagol et Saint-Chels |
Possédaient la seigneurie au XVIIe siècle. |
| Edmond Albe - Chanoine et historien |
Étudia l’étymologie de Saint-Chels (XXe siècle). |
Origine et histoire
Les 6 dolmens de Saint-Chels constituent un patrimoine mégalithique exceptionnel daté du Néolithique, situé sur la commune de Saint-Chels, dans le département du Lot (région Occitanie). Ces monuments funéraires, répartis sur un territoire restreint, illustrent les pratiques rituelles et architecturales des sociétés préhistoriques installées sur le causse de Cajarc, un plateau calcaire caractéristique du Quercy. Quatre d’entre eux sont classés ou inscrits aux Monuments historiques depuis 1988 et 1989, soulignant leur valeur archéologique et leur état de conservation variable, allant de structures partiellement effondrées à des édifices encore imposants, comme le dolmen d’Aubin, dont la table pèse 6,5 tonnes.
La commune de Saint-Chels, intégrée au parc naturel régional des Causses du Quercy (label Géoparc UNESCO depuis 2017), offre un cadre géologique et paysager propice à la préservation de ces vestiges. Les dolmens, tels que ceux du Mas de Pezet, du Bout-de-la-Combe, ou de Pourquayret, ont fait l’objet de fouilles révélant des artefacts comme un crâne néolithique, attestant de leur usage funéraire. Leur proximité géographique suggère une organisation spatiale intentionnelle, peut-être liée à des territoires claniques ou à des voies de circulation préhistoriques. Ces monuments s’inscrivent dans un environnement naturel protégé, entre les vallées du Célé et du Lot, marqué par une biodiversité remarquable et des paysages karstiques.
L’histoire médiévale et moderne de Saint-Chels, bien que moins directement liée aux dolmens, éclaire le contexte territorial de leur redécouverte. La seigneurie locale, dépendante de Larnagol, fut détenue par des familles nobles comme les Cessac ou les Laporte, tandis que la paroisse, mentionnée dès 1225 sous le nom de S. Haelf, évolua sous l’influence de l’abbaye de Marcilhac. Les vestiges de fortifications médiévales, convoitées pendant la guerre de Cent Ans, rappellent les enjeux stratégiques de cette zone frontalière entre les vallées. Au XVIIIe siècle, des notables locaux comme la famille Pezet, dont un membre fit construire une chapelle dans l’église Saint-Celse, marquèrent l’histoire de la commune, aujourd’hui rurale et tournée vers la préservation de son patrimoine naturel et archéologique.