80 bornes de la forêt d'Ecouves (également sur communes de Le Bouillon, La Chapelle-près-Sées, La Ferrière-Béchet, Fontenai-les-Louvets, Radon, Rouperroux, Saint-Didier-sous-Ecouves, Saint-Gervais-du-Perron, Saint-Nicolas-des-Bois, Tanville et Vingt-Hanap
80 bornes de la forêt d'Ecouves (également sur communes de Le Bouillon, La Chapelle-près-Sées, La Ferrière-Béchet, Fontenai-les-Louvets, Radon, Rouperroux, Saint-Didier-sous-Ecouves, Saint-Gervais-du-Perron, Saint-Nicolas-des-Bois, Tanville et Vingt-Hanap à La Lande-de-Goult dans l'Orne
80 bornes de la forêt d'Ecouves (également sur communes de Le Bouillon, La Chapelle-près-Sées, La Ferrière-Béchet, Fontenai-les-Louvets, Radon, Rouperroux, Saint-Didier-sous-Ecouves, Saint-Gervais-du-Perron, Saint-Nicolas-des-Bois, Tanville et Vingt-Hanap
Réformation de la forêt 1772 (≈ 1772)
Installation des bornes par Chaillou
4e quart XVIIIe siècle
Période de construction
Période de construction 4e quart XVIIIe siècle (≈ 1887)
Création des bornes en granite
15 avril 1987
Classement MH
Classement MH 15 avril 1987 (≈ 1987)
Inscription des 80 bornes
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bornes de la forêt d'Ecouves, cf plan annexé à l'arrêté : inscription par arrêté du 15 avril 1987
Personnages clés
Ingénieur Chaillou - Responsable des travaux
A supervisé la réformation de 1772
Origine et histoire
Les 80 bornes de la forêt d'Écouves sont des marqueurs en granite érigés à la fin du XVIIIe siècle, vers 1772, lors de la réformation de la forêt dirigée par l'ingénieur Chaillou. Elles indiquent les noms des carrefours voisins et leurs directions, formant un système de signalisation rationnelle caractéristique des Lumières. Ce balisage reflète une volonté scientifique de maîtriser et organiser le territoire forestier, typique des politiques d'aménagement de l'Ancien Régime.
Ces bornes, inscrites aux monuments historiques depuis le 15 avril 1987, sont réparties sur douze communes de l'Orne, dont La Lande-de-Goult, Radon ou Saint-Didier-sous-Écouves. Leur conception s'inscrit dans un mouvement plus large de cartographie et de balisage systématique du territoire français au XVIIIe siècle, visant à faciliter la gestion des ressources naturelles et les déplacements. Elles constituent aujourd'hui l'un des rares exemples conservés de ces signalisations archaïques, témoignant de l'évolution des techniques de gestion forestière.
La forêt d'Écouves, où sont implantées ces bornes, couvre un vaste espace en Normandie, dans le département de l'Orne. Leur présence illustre l'importance historique de cette forêt, soumise à des réformes administratives sous Louis XVI. L'ingénieur Chaillou, mentionné dans les sources, aurait supervisé leur installation dans le cadre d'une modernisation des méthodes de gestion forestière, combinant utilité pratique et approche scientifique du territoire.
Architecturalement, ces bornes se distinguent par leur simplicité fonctionnelle : taillées dans le granite local, elles portent des inscriptions gravées indiquant les directions. Leur état de conservation variable reflète leur exposition aux intempéries depuis plus de deux siècles. Leur inscription au titre des monuments historiques souligne leur valeur patrimoniale comme témoins matériels des pratiques forestières d'autrefois et de l'histoire locale de l'Orne.