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Abbatiale de Blanchefosse à Blanchefosse-et-Bay dans les Ardennes

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Abbatiale
Eglise gothique
Ardennes

Abbatiale de Blanchefosse

    Bonne Fontaine Ancienne Abbaye
    08290 Blanchefosse-et-Bay
Abbatiale de Blanchefosse
Abbatiale de Blanchefosse
Abbatiale de Blanchefosse
Abbatiale de Blanchefosse
Abbatiale de Blanchefosse
Abbatiale de Blanchefosse
Abbatiale de Blanchefosse
Abbatiale de Blanchefosse
Abbatiale de Blanchefosse
Abbatiale de Blanchefosse
Abbatiale de Blanchefosse
Abbatiale de Blanchefosse
Abbatiale de Blanchefosse
Abbatiale de Blanchefosse
Abbatiale de Blanchefosse
Abbatiale de Blanchefosse
Abbatiale de Blanchefosse
Crédit photo : NEUVENS Francis - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1700
1800
1900
2000
1152
Fondation de l'abbaye
début XIIIe siècle
Construction des bâtiments
1364
Révolte des moines
1790
Départ des moines
fin XVIIe siècle
Reconstruction du logis
1926
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise abbatiale de Blanchefosse (restes) : inscription par arrêté du 18 octobre 1926

Personnages clés

Nicolas de Rumigny - Seigneur et donateur Fonda l’abbaye en 1152 après la croisade.
Saint Bernard de Clairvaux - Abbé de Clairvaux Promoteur cistercien, destinataire du don.
Guerric d’Igny - Abbé d’Igny Dirigea l’installation des premiers moines.
Bertrand Tissier - Prieur réformateur Introduisit la Stricte Observance en 1664.
Charles de Montalembert - Écrivain et témoin Dénonça les destructions en 1839.

Origine et histoire

L’abbatiale de Blanchefosse est l’ancienne église de l’abbaye cistercienne de Bonnefontaine, fondée en 1152 par Nicolas de Rumigny, seigneur de retour de la deuxième croisade. Ce dernier offrit le domaine à saint Bernard de Clairvaux, promoteur de l’ordre cistercien, qui y envoya douze moines sous la direction de Guerric d’Igny. Les bâtiments religieux furent érigés au début du XIIIe siècle après le défrichement des terres, et l’abbaye reçut des reliques de saint Caprais, martyr d’Agen. Le site, stratégique entre Flandre, Bourgogne et Champagne, souffrit des conflits comme la guerre de Cent Ans, où les moines, appauvris et en rébellion, s’opposèrent violemment à une visite canonique en 1364.

Au XVIIe siècle, après les ravages des guerres de Religion et de la guerre de Trente Ans, le grand logis des moines et ses dépendances furent reconstruits dans un style classique, marquant une période de renouveau. La réforme de la Stricte Observance y fut introduite en 1664 par le prieur Bertrand Tissier. La Révolution française sonna le glas de l’abbaye : les moines quittèrent les lieux en 1790, et le domaine, déclaré bien national, fut vendu à Charles Nicolas Truc. Les ruines actuelles résultent de destructions progressives par les acquéreurs, qui récupérèrent les pierres pour les revendre, comme le constata Charles de Montalembert en 1839.

Aujourd’hui, il ne subsiste que des vestiges du transept méridional et des arcades de la nef du XIIe siècle, ainsi que le gisant endommagé de Nicolas de Rumigny. Le grand logis, les dépendances du XVIIe siècle et le pavillon de l’abbé, aux maçonneries de brique et pierre blanche, témoignent de l’évolution architecturale du site. Classée monument historique en 1926, l’abbatiale est entourée de ruisseaux et de bois, dans un cadre isolé près des forêts de Rumigny. Son histoire reflète les tumultes politiques et religieux qui ont marqué les Ardennes, entre prospérité monastique et déclin post-révolutionnaire.

Liens externes