Fondation de l'abbaye XIIIe siècle (≈ 1350)
Implantation des Augustins à Saint-Savinien.
1568
Destruction par les huguenots
Destruction par les huguenots 1568 (≈ 1568)
Huit moines jetés dans un puits.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1791 (≈ 1791)
Fin de la vocation religieuse.
1925
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1925 (≈ 1925)
Inscription à l’inventaire supplémentaire.
1937
Transformation en salle des fêtes
Transformation en salle des fêtes 1937 (≈ 1937)
Réutilisation par la commune.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise abbatiale (ancienne) : inscription par arrêté du 27 février 1925
Personnages clés
Princesse de Condé - Noble inhumée dans l'abbatiale
Fille du comte de Taillebourg.
Origine et histoire de l'Abbatiale
L’abbatiale de Saint-Savinien est l’unique vestige d’un monastère augustinien fondé au XIIIe siècle en Saintonge. À son apogée, l’abbaye aurait abrité jusqu’à cent moines, avant d’être ravagée en 1568 par les huguenots, lors de laquelle huit religieux furent, selon la tradition, jetés dans un puits. Après ces destructions, le monastère, alors occupé par trente moines, fut partiellement reconstruit aux XVIe et XVIIe siècles, mais sa configuration originelle fut profondément altérée.
Vendu comme bien national en 1791 après la Révolution, l’édifice perdit sa vocation religieuse. Les bâtiments conventuels, transformés en distillerie puis en entrepôts, devinrent la salle des fêtes municipale en 1937, rôle qu’ils conservent aujourd’hui. Seule l’église abbatiale subsiste, classée à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1925. Son architecture combine une nef gothique à voûtes d’ogives, une chapelle latérale aux fresques médiévales, et une façade méridionale ornée de motifs Renaissance.
Parmi les éléments remarquables, la sépulture de la princesse de Condé, fille du comte de Taillebourg, atteste de l’importance historique du site. La façade ouest, sobre, contraste avec la façade sud, dotée d’un triple pignon décoré de crochets et fleurons. Les fresques de la chapelle latérale et le chevet plat percé d’un triplet illustrent les évolutions stylistiques entre Moyen Âge et époque moderne.
Aujourd’hui, l’abbatiale reste un témoignage des bouleversements religieux et politiques qui ont marqué la Saintonge, de la guerre de Religion à la sécularisation révolutionnaire. Ouverte au public lors des Journées du Patrimoine, elle incarne à la fois un héritage monastique et une réappropriation laïque par la communauté locale.