Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la nef et du chœur romans.
XIIIe siècle
Ajout du clocher gothique
Ajout du clocher gothique XIIIe siècle (≈ 1350)
Construction du clocher gothique et des chapelles latérales.
Seconde moitié du XIIIe siècle
Fondation de l'abbaye
Fondation de l'abbaye Seconde moitié du XIIIe siècle (≈ 1375)
Implantation de l'ordre des Augustins à Saint-Savinien et construction des parties les plus anciennes de l'église.
XVe siècle
Restauration et améliorations
Restauration et améliorations XVe siècle (≈ 1550)
Renouvellement des éléments architecturaux et des sculptures.
1568
Dévastation par les huguenots
Dévastation par les huguenots 1568 (≈ 1568)
L'abbaye est dévastée et huit moines sont jetés dans un puits.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1791 (≈ 1791)
L'abbaye est vendue après la Révolution française.
1925
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1925 (≈ 1925)
L'église abbatiale est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise abbatiale (ancienne) : inscription par arrêté du 27 février 1925
Personnages clés
Princesse de Condé
Fille du comte de Taillebourg, sa sépulture est conservée dans la chapelle latérale.
Origine et histoire de l'Abbatiale
L'abbaye des Augustins de Saint-Savinien était un monastère situé sur la commune de Saint-Savinien, en Saintonge, dans le département de la Charente‑Maritime et la région Nouvelle‑Aquitaine. L'implantation de l'ordre à Saint‑Savinien remonterait à la seconde moitié du XIIIe siècle ; les parties les plus anciennes de l'église datent de cette période. Certaines chroniques évoquent un établissement qui aurait compté jusqu'à cent moines à son apogée. L'abbaye fut dévastée par les huguenots en 1568 ; à cette époque elle ne comptait plus que trente moines et la tradition rapporte qu'au cours de ces événements huit d'entre eux auraient été jetés vivants dans un puits. Le monastère fut partiellement reconstruit au cours des siècles suivants et vendu comme bien national en 1791. Les bâtiments servirent successivement de distillerie, d'entrepôts, puis furent aménagés en salle des fêtes communale en 1937, fonction qu'ils conservent aujourd'hui. L'église abbatiale est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1925 et ouverte au public lors des journées du patrimoine. De l'ensemble monastique originel, seul subsiste l'édifice religieux. Il se compose d'une nef unique de trois travées, bordée au sud par une vaste chapelle latérale saillante ; le chevet plat est percé d'un triplet. L'édifice est couvert de voûtes en croisées d'ogives, vraisemblablement postérieures au XVIe siècle. La chapelle latérale conserve plusieurs fresques ainsi que la sépulture de la princesse de Condé, fille du comte de Taillebourg. La façade occidentale, très sobre, présente une porte ogivale simple, surmontée d'un oculus et d'un pignon. La façade méridionale comporte une porte encadrée de motifs Renaissance et un triple pignon orné de crochets et de fleurons. Des ressources en ligne permettent d'en savoir plus, notamment Clochers de France, Mérimée et les portails consacrés au catholicisme, aux monuments historiques français, à l'architecture chrétienne et à la Charente‑Maritime.