Abbatiale Saint-Genou dans l'Indre

Patrimoine classé Patrimoine religieux Abbatiale Eglise romane

Abbatiale Saint-Genou

  • 3-7 Place de l'Église
  • 36500 Saint-Genou
Abbatiale Saint-Genou
Abbatiale Saint-Genou
Abbatiale Saint-Genou
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Abbatiale Saint-Genou
Abbatiale Saint-Genou
Crédit photo : Manfred Heyde - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
800
900
1000
1100
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
828
Fondation initiale
830
Confirmation royale
994
Reconstruction abbatiale
1066
Consécration de l'abbatiale
XIIe siècle
Construction du chœur
1676
Démolition de la nef
1776
Cession des bâtiments
1862
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église : classement par liste de 1862

Personnages clés

Wilfred Comte de Bourges, fondateur de l'abbaye avec son épouse Ode.
Ode Épouse du comte Wilfred, cofondatrice de l'abbaye.
Pépin Ier Roi d'Aquitaine, confirma la fondation de l'abbaye en 830.
Dodon Abbé de Saint-Savin-sur-Gartempe, premier responsable de l'abbaye.
Saint Genulphe Saint envoyé par le pape Sixte IV pour évangéliser la Gaule.
Aymon de Bourbon Archevêque de Bourges, consacra l'abbatiale en 1066.
Aymeri I Abbé connu par son sceau en 1308.
Aymeri II Orlhuti Abbé transféré en 1356 et décédé en 1385.
Antoine de Tranchelion Abbé attesté vers 1500.
Gilles Quinault Abbé commendataire vers 1580, responsable de la destruction des archives.
Louis Fumée Abbé commendataire en 1676, fit démolir la nef.
Claude de Bonnal Abbé commendataire en 1776, céda les bâtiments au diocèse de Bourges.

Origine et histoire de l'Abbatiale

L'abbaye Saint-Genou, dite aussi abbaye de l'Estrée, est une ancienne abbaye masculine de l'ordre de Saint-Benoît dont l'abbatiale constitue le seul élément subsistant. Elle se situe sur la commune de Saint-Genou, dans l'ouest du département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire, dans la région naturelle du Boischaut Nord. L'abbatiale dépend de l'archidiocèse de Bourges, du doyenné de Brenne-Touraine et de la paroisse de Buzançais. Selon la tradition, le comte de Bourges Wilfred et sa femme Ode fondèrent une abbaye en 828 au hameau de Strada, devenu Estrées, fondation confirmée en 830 par Pépin Ier, roi d'Aquitaine. L'établissement fut confié à Dodon, abbé de Saint-Savin-sur-Gartempe, jusqu'en 843/844, puis détruit successivement par les Normands et les Hongrois avant d'être reconstruit à proximité du site primitif. La Vita sancti Genulphi rapporte que le pape Sixte IV envoya saint Genulphe pour évangéliser la Gaule au IIIe siècle ; celui-ci serait devenu évêque de Cahors et serait mort à Selles-sur-le-Diable (aujourd'hui Selles-sur-Nahon), où lui sont attribués de nombreux miracles. À une date inconnue, les moines d'Estrées reçurent le corps de saint Genou, qui fut transféré dans la nouvelle abbatiale avec d'autres reliques dont certaines auraient été données par Pépin le Bref en 868, acte accompagné d'un diplôme jugé douteux. La reconstruction de l'abbatiale aurait commencé en 994 et l'édifice fut consacré en 1066 par l'archevêque de Bourges Aymon de Bourbon ; cet acte constitue un des rares documents importants de l'abbaye, les archives ayant été détruites en 1580 par l'abbé commendataire Gilles Quinault. Selon François Deshoulières, le chœur conservé est fortement influencé par l'abbatiale de Saint-Benoît-sur-Loire et rapproche son architecture de celle de Plampied et de Neuilly-en-Dun, ce qui conduit à dater la partie subsistante du début du XIIe siècle ; l'acte de consécration de 1066 pourrait n'avoir concerné qu'un autel provisoire dans une nef aujourd'hui disparue. En 1676, faute d'entretien, la nef nécessitait des réparations urgentes : l'abbé commendataire Louis Fumée choisit de la faire démolir plutôt que de la restaurer. En 1776, l'abbé commendataire Claude de Bonnal céda les bâtiments au diocèse de Bourges tout en conservant les revenus du domaine. L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1862. Parmi les abbés attestés figure un titulaire connu par son sceau en 1308, Aymeri I (transféré à l'abbaye Saint-Pierre de Montier-la-Celle le 11 septembre 1348), son successeur Aymeri II Orlhuti (transféré le 13 janvier 1356 et décédé le 3 décembre 1385), Antoine de Tranchelion vers 1500, Gilles Quinault vers 1580, Louis Fumée en 1676 et Claude de Bonnal en 1776.

Liens externes