Origines de l'abbaye IXe ou Xe siècle (≈ 1050)
Fondation présumée entre ces siècles.
XIe siècle
Construction de l'abbatiale
Construction de l'abbatiale XIe siècle (≈ 1150)
Période principale de l’édifice actuel.
1366
Rattachement à Saint-Victor
Rattachement à Saint-Victor 1366 (≈ 1366)
Bulle papale d’Urbain V.
1480
Incendie destructeur
Incendie destructeur 1480 (≈ 1480)
Pertes majeures des bâtiments et archives.
1702
Incendie pendant l’insurrection cévenole
Incendie pendant l’insurrection cévenole 1702 (≈ 1702)
Dégâts supplémentaires subis par l’abbaye.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise paroissiale, y compris les restes de la nef (cad. A 1694) : inscription par arrêté du 22 octobre 1971
Personnages clés
Urbain V - Pape
Rattache l’abbaye à Saint-Victor en 1366.
Évêque de Nîmes - Autorité ecclésiastique
Exerça longtemps sa juridiction sur l’abbaye.
Origine et histoire de l'Abbatiale Saint-Martin
L’abbatiale Saint-Martin de Cendras trouve ses origines entre le IXe et le début du Xe siècle, bien que sa construction actuelle date principalement du XIe siècle. Pendant des siècles, elle fut placée sous la juridiction de l’évêque de Nîmes, avant d’être rattachée en 1366 à l’abbaye de Saint-Victor de Marseille par une bulle du pape Urbain V. Ce monument, de style roman sobre, se distingue par l’absence de sculptures ou d’ornements architecturaux complexes.
Au fil de son histoire, l’abbatiale subit deux incendies majeurs : le premier en 1480, détruisant une grande partie des bâtiments et des archives, et le second en 1702, lié à l’insurrection cévenole. À la Révolution, l’abbaye et son église furent vendues comme biens nationaux. Aujourd’hui, l’édifice conserve des traces de son passé médiéval, notamment un chœur et des voûtes partiellement intacts, ainsi que des vestiges du portail primitif à l’ouest. Un puits creusé dans le roc, relié à une galerie souterraine menant autrefois vers le Galeizon, témoigne des dispositifs de sécurité mis en place pour les moines.
Les murs extérieurs portent encore les marques de fortifications datant probablement du début du XVe siècle, reflétant les tensions et les besoins défensifs de l’époque. L’église, réduite de moitié par un mur transversal percé d’un portail en arc plein cintre, conserve aussi une porte latérale en arc roman, utilisée jadis par les moines pour accéder directement à l’édifice depuis le monastère. Ces éléments architecturaux et historiques en font un témoignage rare de la vie monastique et des bouleversements politiques en Occitanie.