Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Abbatiale Saint-Martin de Cendras dans le Gard

Patrimoine classé Patrimoine religieux Abbatiale

Abbatiale Saint-Martin de Cendras

  • Le Bourg
  • 30480 Cendras
Crédit photo : Thym - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une association
5215 Place Roger Assenat 30480 Cendras

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
IXe ou Xe siècle
Origines de l'abbaye
XIe siècle
Construction de l'abbatiale
1366
Rattachement à Saint-Victor
1480
Incendie destructeur
1702
Incendie pendant l’insurrection cévenole
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise paroissiale, y compris les restes de la nef (cad. A 1694) : inscription par arrêté du 22 octobre 1971

Personnages clés

Urbain V - Pape Rattache l’abbaye à Saint-Victor en 1366.
Évêque de Nîmes - Autorité ecclésiastique Exerça longtemps sa juridiction sur l’abbaye.

Origine et histoire de l'Abbatiale Saint-Martin

L’abbatiale Saint-Martin de Cendras trouve ses origines entre le IXe et le début du Xe siècle, bien que sa construction actuelle date principalement du XIe siècle. Pendant des siècles, elle fut placée sous la juridiction de l’évêque de Nîmes, avant d’être rattachée en 1366 à l’abbaye de Saint-Victor de Marseille par une bulle du pape Urbain V. Ce monument, de style roman sobre, se distingue par l’absence de sculptures ou d’ornements architecturaux complexes.

Au fil de son histoire, l’abbatiale subit deux incendies majeurs : le premier en 1480, détruisant une grande partie des bâtiments et des archives, et le second en 1702, lié à l’insurrection cévenole. À la Révolution, l’abbaye et son église furent vendues comme biens nationaux. Aujourd’hui, l’édifice conserve des traces de son passé médiéval, notamment un chœur et des voûtes partiellement intacts, ainsi que des vestiges du portail primitif à l’ouest. Un puits creusé dans le roc, relié à une galerie souterraine menant autrefois vers le Galeizon, témoigne des dispositifs de sécurité mis en place pour les moines.

Les murs extérieurs portent encore les marques de fortifications datant probablement du début du XVe siècle, reflétant les tensions et les besoins défensifs de l’époque. L’église, réduite de moitié par un mur transversal percé d’un portail en arc plein cintre, conserve aussi une porte latérale en arc roman, utilisée jadis par les moines pour accéder directement à l’édifice depuis le monastère. Ces éléments architecturaux et historiques en font un témoignage rare de la vie monastique et des bouleversements politiques en Occitanie.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours