Rattachement à Saint-Amable de Riom 1264 (≈ 1264)
Changement de tutelle monastique.
XVe siècle
Reconstruction post-guerre de Cent Ans
Reconstruction post-guerre de Cent Ans XVe siècle (≈ 1550)
Nef et bas-côtés refaits.
1657-1660
Effondrements majeurs
Effondrements majeurs 1657-1660 (≈ 1659)
Voûte, chœur et transept détruits.
1714-1731
Rattachement à la Sainte-Chapelle de Riom
Rattachement à la Sainte-Chapelle de Riom 1714-1731 (≈ 1723)
Négociations pour désendettement.
1942
Incendie dévastateur
Incendie dévastateur 1942 (≈ 1942)
Voûtes et mobilier perdus.
1984
Restauration de la toiture
Restauration de la toiture 1984 (≈ 1984)
Travaux post-incendie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul : classement par avis de classement du 1er octobre 1841
Personnages clés
Marien - Ermite et saint local
Reliques à l’origine du monastère.
Anne-Marie-Louise d’Orléans - Duchesse de Combrailles
Financeuse partielle des restaurations.
Origine et histoire de l'Abbatiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul
L’abbatiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul d’Évaux-les-Bains, classée Monument historique en 1841, trouve ses origines autour des reliques de l’ermite Marien (mort en 513), attirant des chanoines augustins dès le IXe siècle. Le site, déjà un monastère influent, fut rattaché en 1264 au monastère Saint-Amable de Riom. Le clocher-porche, datant partiellement du XIe siècle, intègre des sculptures probablement carolingiennes, témoignant d’une origine haut-médiévale. La nef, transition entre roman et gothique, fut endommagée pendant la guerre de Cent Ans, nécessitant des reconstructions aux XVe et XVIe siècles.
La collégiale, conçue pour accueillir des pèlerins, subit des effondrements majeurs au XVIIe siècle : la voûte de la nef en 1657, puis le chœur et le transept en 1660. Reconstruit au XVIIIe siècle dans un style classique, le chevet fut financé en partie par Anne-Marie-Louise d’Orléans, duchesse de Combrailles, bien que la communauté en ressortît endettée. Un incendie en 1942 détruisit les voûtes en bois, le retable et les stalles, épargnant seulement la châsse de saint Marien et un autel dédié à saint Augustin.
L’édifice allie trois parties distinctes : un clocher-porche roman primitif (avec des éléments antérieurs possibles), une nef aux chapiteaux du XIIe siècle annonçant le gothique, et un chevet classique du XVIIIe. Les chapiteaux à entrelacs et les métopes incrustées suggèrent une réutilisation de matériaux antiques, peut-être issus d’un péristyle romain. Après des restaurations successives, dont celle de la toiture en 1984, l’abbatiale reste un témoignage majeur de l’architecture religieuse limousine, marqué par les aléas de l’histoire et les reconstructions.