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Propriété de la commune
Frise chronologique
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
800
900
…
1200
1300
…
1600
1700
1800
1900
2000
780 ou 811
Fondation du monastère
Fondation du monastère 780 ou 811 (≈ 811)
Fondation du monastère par Attala, premier abbé, selon des lettres de Charlemagne.
XIIe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église romane, partie subsistante de l'abbaye.
XVIe siècle
Surélévation de la nef
Surélévation de la nef XVIe siècle (≈ 1650)
Ajout d'une salle au-dessus de la nef et d'un réduit polygonal sur l'abside.
1913
Classement historique
Classement historique 1913 (≈ 1913)
L'église est classée au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 22 juillet 1913
Personnages clés
Attala
Seigneur fondateur et premier abbé du monastère.
Charlemagne
Empereur ayant confirmé la fondation du monastère par des lettres.
Marcel Durliat
Historien ayant signalé les peintures murales de l'église en 1977.
Origine et histoire de l'Abbatiale Saint-Polycarpe
L’église de la Purification, église romane située à Saint-Polycarpe (Aude, Occitanie), est aujourd’hui paroissiale après avoir été l’abbatiale du monastère dédié au martyr saint Polycarpe et connu sous le nom de Notre-Dame. La fondation du monastère serait due à un seigneur nommé Attala, qui en fut le premier abbé, et remonterait à 780 ou 811 selon des lettres de Charlemagne datées de la 44e année de son règne ; les moines suivaient la règle de saint Benoît. L’église, située dans la partie nord des quatre corps de bâtiments formant le carré de l’abbaye, est probablement du XIIe siècle et, avec l’aqueduc et le bassin, fait partie des rares constructions subsistantes. Elle est classée au titre des monuments historiques depuis le 22 juillet 1913.
L’édifice se compose d’une nef de trois travées voûtées d’arêtes dont la troisième fait office de chœur, précédée à l’ouest d’un clocher-porche qui forme un narthex dont l’étage inférieur est éclairé par un oculus. La porte d’entrée a été remaniée au XVIIe siècle. Au XVIe siècle, une surélévation a été ajoutée au-dessus de la nef et de l’abside : elle crée une grande salle au-dessus de la nef et un réduit polygonal à six côtés sur l’abside, qui pouvait servir à la défense, et cette surélévation a probablement entraîné la déformation des voûtes de la nef.
Le chevet roman semi-circulaire, bâti en moellons de teinte brune assemblés en petit appareil, est percé de trois fenêtres à simple ébrasement et décoré de bandes lombardes composées de lésènes et d’arcatures ; la partie surélevée du chevet est désormais de plan polygonal. L’extrados des arcs de fenêtres est bordé d’un cordon de pierres de même teinte. À l’intérieur, deux autels préromans en granit ornés d’entrelacs sont conservés ; la face antérieure de l’un d’eux porte un chrisme accompagné des lettres α et ω. Un important cycle de peintures murales de l’époque romane, inspiré par l’Apocalypse de Jean, a été mis au jour en 1972 et a été signalé par Marcel Durliat en 1977 ; ces peintures concernent la nef, l’autel et l’abside.