Frise chronologique
819
Protection impériale
Protection impériale
819 (≈ 819)
Louis le Pieux place Conques sous sa protection.
866-883
Vol des reliques de sainte Foy
Vol des reliques de sainte Foy
866-883 (≈ 875)
Translation furtive depuis Agen par le moine Ariviscus.
fin VIIIe siècle
Fondation par Dadon
Fondation par Dadon
fin VIIIe siècle (≈ 895)
Ermitage transformé en monastère bénédictin.
1041-1065
Construction de l’abbatiale romane
Construction de l’abbatiale romane
1041-1065 (≈ 1053)
Dirigée par l’abbé Odolric, chevet achevé vers 1050.
XIIe siècle
Apogée du pèlerinage
Apogée du pèlerinage
XIIe siècle (≈ 1250)
Conques devient étape majeure sur la via Podiensis.
1537
Sécularisation
Sécularisation
1537 (≈ 1537)
Remplacement des bénédictins par des chanoines.
1568
Pillage par les protestants
Pillage par les protestants
1568 (≈ 1568)
Dégâts lors des guerres de Religion.
1840
Classement Monument historique
Classement Monument historique
1840 (≈ 1840)
Première liste des Monuments historiques français.
1873
Retour des Prémontrés
Retour des Prémontrés
1873 (≈ 1873)
Restauration du culte par l’évêque de Rodez.
1994
Vitraux de Pierre Soulages
Vitraux de Pierre Soulages
1994 (≈ 1994)
114 baies abstraites installées dans l’abbatiale.
1998
Inscription UNESCO
Inscription UNESCO
1998 (≈ 1998)
Patrimoine mondial des chemins de Compostelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église Sainte-Foy : classement par liste de 1840 - L'aire du cloître avec son bassin en serpentine et les bâtiments qui l'entourent : réfectoire et bâtiment du Trésor (cad. AB 412, 413, 262) : classement par arrêté du 22 novembre 2002
Personnages clés
| Dadon - Fondateur et ermite |
Installe la première communauté vers 790. |
| Louis le Pieux - Empereur carolingien |
Protège l’abbaye en 819 via un diplôme. |
| Aronisde (Ariviscus) - Moine voleur de reliques |
Rapporte les reliques de sainte Foy depuis Agen. |
| Odolric - Abbé bâtisseur (1039-1065) |
Lance la construction de l’abbatiale romane. |
| Bernard d’Angers - Auteur du *Livre des miracles* |
Promouvoit le culte de sainte Foy au XIe siècle. |
| Prosper Mérimée - Inspecteur des Monuments historiques |
Initie la restauration en 1837. |
| Pierre Soulages - Artiste contemporain |
Crée les vitraux abstraits (1987-1994). |
Origine et histoire
L’abbatiale Sainte-Foy de Conques, fondée à la fin du VIIIe siècle par l’ermite Dadon, devient un monastère bénédictin sous la protection de Louis le Pieux en 819. Son essor est lié à l’acquisition frauduleuse des reliques de sainte Foy, volées à Agen entre 866 et 883, qui transforment Conques en un haut lieu de pèlerinage médiéval. L’abbaye, reconstruite à partir de 1041 par l’abbé Odolric, incarne l’architecture romane avec son chevet à déambulatoire et ses chapelles rayonnantes, inspirant d’autres édifices comme Saint-Sernin de Toulouse ou Compostelle.
Au XIe siècle, le culte de sainte Foy attire des foules de pèlerins, nécessitant l’agrandissement de l’abbatiale sous l’impulsion de l’abbé Étienne Ier, puis d’Odolric. Le tympan du Jugement dernier, chef-d’œuvre sculpté vers 1120-1130, et le trésor, incluant la statue-reliquaire carolingienne de la sainte, témoignent de sa richesse spirituelle et artistique. L’abbaye décline après le XIIIe siècle, sécularisée en 1537, puis pillée pendant les guerres de Religion (1568) avant d’être restaurée au XIXe siècle par Prosper Mérimée.
Classée Monument historique dès 1840 et inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1998, l’abbatiale connaît un renouveau avec l’installation des Prémontrés en 1873. Au XXe siècle, Pierre Soulages y installe 114 vitraux abstraits (1987-1994), dialoguant avec la lumière romane. Le cloître, partiellement détruit en 1830, conserve des vestiges comme le bassin en serpentine verte et des chapiteaux sculptés, tandis que le trésor expose des pièces uniques d’orfèvrerie médiévale, dont le A de Charlemagne et la châsse de Pépin.
Devenir actuel
L'Abbatiale Sainte-Foy fait partie des 71 monuments ainsi que 7 portions de chemins sont inscrits depuis 1998 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco sous le titre officiel de « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France ».
Elle est sur le chemin de la Via Podiensis, ou « voie du Puy », qui part du Puy-en-Velay jusqu'au village basque d'Ostabat, où elle rejoint la via Turonensis et la via Lemovicensis réunies peu avant.