Abbaye d'Aulps à Saint-Jean-d'Aulps en Haute-Savoie

Patrimoine classé Patrimoine religieux Abbaye

Abbaye d'Aulps

  • D293
  • 74430 Saint-Jean-d'Aulps
Abbaye dAulps
Abbaye dAulps
Abbaye dAulps
Abbaye dAulps
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Abbaye dAulps
Abbaye dAulps
Abbaye dAulps
Abbaye dAulps
Crédit photo : Rotulus - Sous licence Creative Commons
Propriété du département

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1094
Fondation de l'abbaye
XIIe siècle
Développement de la seigneurie
XIIIe siècle
Apogée de l'abbaye
1468
Instauration de la commende
1792
Désaffectation de l'abbaye
1823
Incendie et pillage
1902
Classement Monument historique
1994
Acquisition par la communauté
2007
Ouverture du centre d'interprétation
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les ruines de l'abbaye : classement par arrêté du 6 octobre 1902 - Les restes de l'ancien cloître (cad. 1423) : inscription par arrêté du 23 novembre 1940

Personnages clés

Ernest Tavernier Personnalité ayant contribué à la protection de l'abbatiale.

Origine et histoire de l'Abbaye d'Aulps

L’abbaye Sainte-Marie d’Aulps est située à 800 mètres d’altitude dans la vallée du Chablais, en Haute-Savoie, à 24 km au sud-est de Thonon-les-Bains et à 9 km au nord-ouest de Morzine. Fondée vers 1094 par des moines venus de Molesme, elle devint un établissement cistercien et, aujourd’hui en ruines, a été désaffectée à l’arrivée des troupes françaises en 1792 puis vendue comme bien national. Après l’incendie de l’église paroissiale de La Moussière en 1823, une grande partie des matériaux de l’abbatiale fut récupérée pour reconstruire l’église et servir à des travaux locaux, ce qui transforma l’abbaye en carrière de pierres. Aux premiers siècles, l’abbaye joua un rôle central et jouit d’une large autonomie, développant une seigneurie qui s’étendit considérablement par donations, achats et échanges. Son domaine comprenait de nombreuses granges et alpages et atteignit son apogée à la fin du Moyen Âge, exerçant des droits juridiques et fiscaux sur une population importante de la région. Pour financer son expansion et ses droits, l’abbaye contracta des emprunts et abandonna progressivement le faire-valoir direct au profit de locations à des laïcs, tendance accentuée par la réduction des convers. L’instauration de la commende en 1468 marqua un tournant difficile : les abbés commendataires prélèvent les revenus et l’ordre régulier décline avant de connaître des tentatives de redressement aux XVIIe et XVIIIe siècles. Au cours des XVIe et XVIIe siècles, l’abbaye connut des occupations, réformes et réorganisations successives, et l’entretien des bâtiments resta inégal malgré plusieurs campagnes de reconstruction et d’aménagement. Les moines quittèrent définitivement le monastère entre la fin de 1792 et le début de 1793, et le domaine fut partagé entre héritiers et acquéreurs; l’église resta en indivision jusqu’au pillage de 1823. Protégée au titre des Monuments historiques grâce à l’action d’Ernest Tavernier, l’abbatiale fut classée en 1902 et les restes du cloître inscrits en 1940, ce qui mit fin à l’utilisation du site comme carrière officielle. L’acquisition du domaine par la communauté de communes de la vallée d’Aulps en 1994 permit d’engager des fouilles archéologiques et de restaurer la ferme monastique. Depuis 2007, l’emplacement de l’abbatiale appartient au conseil départemental de la Haute-Savoie et le reste du domaine, d’environ trois hectares, est la propriété de la Communauté de communes de la vallée d’Aulps. La même année, le Domaine de découverte de la vallée d’Aulps a ouvert un centre d’interprétation dans l’ancienne ferme, consacré à la vie quotidienne des moines, complété par une tisanerie, une boutique, un jardin des simples et un potager médiéval, ainsi que par les vestiges de bâtiments conventuels. Le site accueille chaque année depuis 2002 une fête médiévale mi-août et, à partir de 2008, la Compagnie du Graal y a présenté plusieurs spectacles en son et lumière dans le cadre de ses tournées estivales. Sainte‑Marie d’Aulps est fille de Molesme et de Clairvaux et mère de l’abbaye de Balerne. Le domaine, ses vestiges et les études publiées sur l’abbaye témoignent d’une histoire riche, marquée par une importante présence monastique, une seigneurie puissante, des transformations économiques et une réappropriation patrimoniale contemporaine.

Liens externes

Conditions de visite

  • Conditions de visite : Ouvert toute l'année
  • Période d'ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site officiel ci-dessus.