Frise chronologique
1090
Fondation de l'abbaye
Fondation de l'abbaye
1090 (≈ 1090)
Création par Thibaut de Pierrefonds pour les chanoines augustins.
1370
Siège anglais repoussé
Siège anglais repoussé
1370 (≈ 1370)
Résistance pendant la guerre de Cent Ans.
1548
Reconsécration de l'église
Reconsécration de l'église
1548 (≈ 1548)
Rénovation dirigée par l’abbé Claude Guillart.
1765
Démolition partielle de la nef
Démolition partielle de la nef
1765 (≈ 1765)
Dû à son état de dégradation avancée.
1793
Destruction des bâtiments conventuels
Destruction des bâtiments conventuels
1793 (≈ 1793)
Conséquence de la saisie des biens nationaux.
1846
Classement monument historique
Classement monument historique
1846 (≈ 1846)
Protection officielle de l’église abbatiale.
1919-1930
Restauration post-Première Guerre mondiale
Restauration post-Première Guerre mondiale
1919-1930 (≈ 1925)
Dirigée par l’architecte Jules Tillet.
2012
Reconstruction de la flèche
Reconstruction de la flèche
2012 (≈ 2012)
Rétablissement du clocher perdu en 1812.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par liste de 1846
Personnages clés
| Thibaut de Pierrefonds - Évêque de Soissons et fondateur |
Fonda l’abbaye en 1090 pour les augustins. |
| Henri III de Champagne - Bienfaiteur de l’abbaye |
Fit des dons après la guerre de Succession. |
| Claude Guillart - Abbé restaurateur (XVIe siècle) |
Reconsacra l’église en 1548 après rénovation. |
| Jules Tillet - Architecte restaurateur (XXe siècle) |
Dirigea les travaux post-1918 jusqu’en 1930. |
| Saint Ferréol de Vienne - Patron de l’abbaye depuis 1370 |
Associé à la délivrance du siège anglais. |
Origine et histoire
L’abbaye d'Essômes, fondée en 1090 par Thibaut de Pierrefonds, évêque de Soissons, était initialement destinée aux chanoines réguliers de Saint-Augustin. Située à Essômes-sur-Marne dans l’Aisne, elle fut marquée par des dons significatifs, comme celui d’Henri III de Champagne après les ravages de la guerre de Succession de Champagne, incluant le château d’Essômes et d’autres propriétés. Ces contributions permirent de réparer les dégâts subis par le monastère, consolidant son rôle dans la région.
Au XIVe siècle, l’abbaye résista avec succès au siège anglais de 1370 pendant la guerre de Cent Ans, un événement attribué par les habitants à l’intercession de saint Ferréol de Vienne, qui devint alors le patron de l’église. L’édifice, partiellement détruit, fut reconstruit et reconsecré en 1548 par l’abbé Claude Guillart après une rénovation majeure. Malgré des abandons liés à la commende, une partie de la nef fut démolie en 1765 en raison de son état délabré. Les bâtiments conventuels et la tour furent quant à eux détruits après la saisie des biens nationaux en 1793.
La Première Guerre mondiale causa d’importants dommages à l’église, nécessitant une campagne de restauration menée de 1919 à 1930 sous la direction de l’architecte Jules Tillet. Aujourd’hui, il ne subsiste qu’une partie de l’église abbatiale Saint-Ferréol, construite au XIIIe siècle, classée monument historique dès 1846. Le site, ouvert au public l’été, abrite des éléments remarquables comme des stalles du XVIe siècle, des vitraux des XIIIe, XIVe et XVIe siècles, et une pierre tombale de l’abbé Claude Guillart. Une flèche, reconstruite en 2012, couronne à nouveau l’édifice, symbolisant sa résilience à travers les siècles.