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Abbaye de Blagnac en Haute-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Abbaye

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
milieu du XVIIe siècle
Construction du château
1852
Achat par les trappistines
18 août 1862
Consécration de l’église
1870
Soins aux blessés français
1938
Départ des trappistines
1943–1944
Occupation allemande
30 avril 2001
Classement aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Jean d'Aldeguier - Baron et trésorier de Toulouse Constructeur du château au XVIIe siècle.
Gaspard de Maniban - Président au parlement de Toulouse Propriétaire et rénovateur du château (1748).
Jean Dominique Compans - Général d’Empire Propriétaire du château jusqu’en 1845.
Louis Mazetier - Peintre-verrier Auteur des vitraux et fresques (1946–1951).

Origine et histoire

L’abbaye de Blagnac, initialement appelée monastère de Notre-Dame-des-sept-Douleurs, trouve ses origines au XIXe siècle autour d’un château construit au XVIIe siècle. Fondé par les trappistines venues de l’abbaye de Maubec (Drôme) en 1852, le site s’étend avec une église néogothique consacrée en 1862 et des bâtiments conventuels inachevés. Les religieuses y ouvrent une école pour filles et soignent des blessés pendant la guerre de 1870, avant de transformer une salle en hôpital temporaire durant la Première Guerre mondiale.

Le château, édifié au milieu du XVIIe siècle par Jean d’Aldeguier, baron et trésorier de Toulouse, passe entre les mains de plusieurs propriétaires nobles, dont Gaspard de Maniban, président au parlement de Toulouse, qui y mène des travaux d’embellissement. Au XIXe siècle, il est acquis par le général Compans, puis exproprié avant d’être racheté par les trappistines. Ces dernières quittent Blagnac en 1938, laissant place à des dominicaines qui restaurent le site après la Seconde Guerre mondiale, marquée par l’occupation allemande (1943–1944).

L’artiste Louis Mazetier contribue à la rénovation d’après-guerre en réalisant 19 verrières en grisaille et deux vitraux colorés (1946–1951), ainsi que des peintures murales expressionnistes, dont une frise du Chemin de Croix. Classée en 2001, l’église abrite aussi des fresques et un mobilier liturgique. Depuis 1987, le monastère est partagé entre les dominicaines et la Communauté des Béatitudes, après une période d’activités artisanales (reliure, moulage, pâtes alimentaires) pour assurer sa survie.

Le domaine, de style néogothique en forme de L, comprend le château originel, l’église, et des dépendances des XVIIe et XIXe siècles. Son histoire reflète les bouleversements sociaux et religieux de la région, des fêtes galantes du XIXe siècle à son rôle hospitalier pendant les deux guerres mondiales. Aujourd’hui, il reste un lieu de spiritualité et de patrimoine protégé, témoin de l’évolution monastique et architecturale en Occitanie.

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