Fondation de l'abbaye 1143 (≈ 1143)
L'abbaye est fondée par des moines de l'abbaye de Foigny.
1636-1652
Destruction par les Espagnols
Destruction par les Espagnols 1636-1652 (≈ 1644)
L'abbaye est mise à mal par les Espagnols pendant cette période.
1740-1760
Reconstruction des communs
Reconstruction des communs 1740-1760 (≈ 1750)
Les communs sont reconstruits pour abriter un colombier, des remises et des écuries.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1791 (≈ 1791)
L'abbaye est vendue comme bien national pendant la Révolution française.
1995
Classement historique
Classement historique 1995 (≈ 1995)
L'abbaye est classée au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Aile des communs (cad. C 509) : classement par arrêté du 30 janvier 1995
Origine et histoire de l'Abbaye de Bohéries
L'ancienne abbaye cistercienne de Bohéries (Boheriae) se situe sur la commune de Vadencourt, dans le département de l'Aisne. Elle a été fondée en 1143 par des moines venus de l'abbaye de Foigny, dont elle est fille. Située dans la vallée de l'Oise, à proximité de la forteresse de Guise, l'abbaye a beaucoup souffert des guerres européennes et a été ruinée et relevée à plusieurs reprises. Le monastère fut notamment mis à mal par les Espagnols entre 1636 et 1652. Vers 1740, puis jusqu'en 1760, les communs furent reconstruits pour abriter un colombier, des remises et des écuries en remplacement d'une construction antérieure ruinée. L'abbaye fut vendue comme bien national en 1791. Le monument a été classé au titre des monuments historiques en 1995 et la tour-pigeonnier fait l'objet d'une protection particulière. La ferme abbatiale, datée du milieu du XVIIIe siècle, constitue le seul bâtiment significatif subsistant de l'abbaye reconstruite entre 1650 et 1740 ; elle s'organise en deux ailes symétriques autour d'un pigeonnier réputé parmi les plus beaux de Picardie. Le logis abbatial, aujourd'hui disparu, présentait une façade classique en brique et pierre, avec encadrements, pilastres et un avant-corps central orné de pilastres corinthiens et d'un fronton triangulaire ; il servait, avant sa destruction, de filature. L'enclos abbatial, en grande partie intact, conserve l'hydraulique cistercienne — canaux de drainage, biefs et étang — qui, au-delà du site archéologique, constitue le vestige le plus ancien de l'abbaye primitive et a durablement façonné le paysage. Le lieu, qualifié de paisible, joue de fait un rôle de réserve naturelle et environnementale. Parmi les éléments conservés figurent la tour-pigeonnier, la maison du prieur, le moulin de l'abbaye sur l'Oise, des salles intérieures et extérieures ainsi qu'un cloître couvert transformé en usine de tissage. La ferme abbatiale fait actuellement l'objet de travaux de restauration avec l'aide de l'État et du département de l'Aisne. Le site est ouvert au public de mai à fin octobre ; les groupes, notamment scolaires, peuvent être reçus en dehors des horaires affichés et des manifestations culturelles y sont organisées.