Fondation de l’abbaye 1136 (≈ 1136)
Création par Flandrine de Montpezat et ses fils.
XIVe siècle
Déclin de la communauté
Déclin de la communauté XIVe siècle (≈ 1450)
Amorce du déclin monastique.
1789
Fin de l’activité monastique
Fin de l’activité monastique 1789 (≈ 1789)
Vendue comme bien national.
1984
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1984 (≈ 1984)
Inscription et protection officielle.
2010
Cession à la communauté de communes
Cession à la communauté de communes 2010 (≈ 2010)
Transfert pour 1 euro symbolique.
2014
Restauration du cellier
Restauration du cellier 2014 (≈ 2014)
Consolidation de la charpente et vitraux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porterie et parties attenantes du mur d'enceinte ; bâtiment des Hôtes ; parcelles contenant les vestiges archéologiques (cad. C 214, 215, 354, 356, 357, 359, 361) : classement par arrêté du 28 décembre 1984 ; Mur d'enceinte ; restes du pigeonnier ; parcelles contenant des vestiges archéologiques (cad. C 355, 358) : inscription par arrêté du 28 décembre 1984
Personnages clés
Flandrine de Montpezat - Fondatrice
Offrit les terres pour la fondation.
Bernard VI ou VII - Comtes de Comminges
Inhumés dans l’abbaye, gisant conservé.
Moines cisterciens - Communauté religieuse
Gérèrent l’abbaye jusqu’à la Révolution.
Origine et histoire
L'abbaye de Bonnefont-en-Comminges, fondée en 1136 par Flandrine de Montpezat et ses fils, est une abbaye cistercienne située sur les communes de Proupiary et Sepx, en Haute-Garonne. Elle a joué un rôle majeur dans la région, tant sur le plan religieux qu’économique, en créant des abbayes filles (Villelongue, Boulbonne, Pérignac, Nizors, Fontclar et Labaix) et en participant à la construction de bastides comme Boussens ou Plaisance du Touch. Quatre comtes de Comminges y furent inhumés, dont Bernard VI ou VII, dont le gisant est aujourd’hui conservé au musée des Augustins de Toulouse.
Le déclin de l’abbaye débuta au XIVe siècle, et la Révolution française mit fin à son activité monastique. Vendue comme bien national, elle fut partiellement démantelée : des éléments architecturaux furent dispersés, comme le cloître (reconstruit à Saint-Gaudens et aux États-Unis) ou le portail de la salle capitulaire (transféré à Saint-Martory). Dans les années 1980, des associations rachetèrent le site pour le préserver, permettant son classement en 1984. Depuis 2010, la Communauté de communes du canton de Saint-Martory en assure la gestion, avec des restaurations régulières, comme celle du cellier des convers en 2014.
L’abbaye était fille de l’abbaye de Morimond et illustre l’influence cistercienne dans le sud-ouest de la France. Son système hydraulique, ses vestiges archéologiques (lavabo, enfeu) et ses liens avec les comtes de Comminges en font un site historique remarquable. Les fouilles et restaurations continues visent à préserver ce patrimoine médiéval, témoin de l’histoire religieuse et politique de la région.
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