Frise chronologique
1147
Fondation de l’abbaye
Fondation de l’abbaye
1147 (≈ 1147)
Par des moines de Mazan, avec Guillaume de Calmont.
XIVe–XVIe siècles
Fortifications et remparts
Fortifications et remparts
XIVe–XVIe siècles (≈ 1650)
Construits pendant la guerre de Cent Ans.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1791 (≈ 1791)
Dispersion des moines, démolition partielle.
1875
Renaissance monastique
Renaissance monastique
1875 (≈ 1875)
Retour des cisterciennes de Maubec.
1878
Début de la chocolaterie
Début de la chocolaterie
1878 (≈ 1878)
Production artisanale toujours active.
2024
Nouvelle abbesse
Nouvelle abbesse
2024 (≈ 2024)
Anne-Claire Maillard élue.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Guillaume de Calmont d'Olt - Évêque de Cahors |
Initiateur de la fondation en 1147. |
| Adhémar (Quadrat) - Premier abbé (1147–1178) |
Bienheureux, venu de l’abbaye de Mazan. |
| Jean Robert - Abbé (1419–1446) |
Condamné pour soutien à l’antipape. |
| Père Emmanuel Bernex - Moine d’Aiguebelle |
Installa la turbine électrique en 1881. |
| Anne-Claire Maillard - Abbesse depuis 2024 |
Dirige la communauté actuelle. |
Origine et histoire
L'abbaye Notre-Dame de Bonneval, fondée en 1147 par des moines cisterciens de l'abbaye de Mazan, s’implante au Cayrol (Aveyron) grâce à Guillaume de Calmont d'Olt, évêque de Cahors. Elle devient rapidement une des plus puissantes du Rouergue, gérant douze granges fortifiées et accueillant jusqu’à 450 religieux au XIIe siècle. La guerre de Cent Ans et les pillages anglais (traité de Brétigny, 1360) marquent un déclin, suivi par les guerres de Religion et les troubles du XVIIe siècle.
Vendue comme bien national en 1791, l’abbaye est partiellement démolie, mais ses vestiges (église, cloître, remparts des XIVe–XVIe siècles) subsistent. En 1875, des cisterciennes de Maubec relancent la vie monastique, introduisant une chocolaterie artisanale en 1878. Aujourd’hui, 21 sœurs perpétuent la règle bénédictine, alliant prière, travail (fabrication de chocolat) et accueil spirituel. L’abbaye reste un lieu de pèlerinage et de production locale réputé.
L’architecture conserve des éléments médiévaux (statue de la Vierge du XIIe siècle, système hydraulique) et des traces des fortifications édifiées pendant la guerre de Cent Ans. Les granges, comme celle de Fraissinet (sur le chemin de Compostelle), témoignent de l’influence économique et religieuse de Bonneval. Malgré les vicissitudes historiques, l’abbaye est citée en 1789 parmi les cinq cisterciennes françaises respectant encore la règle, avant sa dispersion révolutionnaire.
Les abbés commendataires (à partir de 1473) et les abbesses modernes (depuis 1875) ont marqué son histoire. Parmi eux, Adhémar (premier abbé, bienheureux), Jean Robert (condamné pour soutien à l’antipape en 1420), ou le Père Emmanuel Bernex, qui installa la première turbine électrique régionale en 1881. La communauté actuelle, dirigée par l’abbesse Anne-Claire Maillard depuis 2024, perpétue cette tradition de foi et d’innovation.