Première mention des moines 1274 (≈ 1274)
Maison-refuge acquise par les cisterciens.
XVe siècle
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle XVe siècle (≈ 1550)
Ajout de la tourelle et caves voûtées.
29 avril 1946
Classement Monument historique
Classement Monument historique 29 avril 1946 (≈ 1946)
Protection de la tourelle et des caves.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tourelle d'escalier ; cave voutée (cad. D 530) : inscription par arrêté du 29 avril 1946
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Sources ne mentionnent aucun nom.
Origine et histoire de l'Abbaye de Fontmorigny
L'abbaye de Fontmorigny, située à Nevers dans le département du Cher, est un édifice cistercien dont les origines remontent au XIIIe siècle. Dès 1274, les moines y possédaient une maison servant de refuge en cas de danger, ainsi qu’un lieu de stockage pour les produits des vignes environnantes, notamment à la Pisserote et aux Montapins. Ce bâtiment, partiellement reconstruit au XVe siècle, comportait des caves voûtées d’ogives utilisées pour entreposer les récoltes et percevoir les droits de mesure liés à l’activité viticole de l’abbaye.
Le site était stratégiquement lié au comté du Nivernais et dépendait de l’abbaye Notre-Dame de Fontmorigny, implantée près de Torteron. La tourelle d’escalier en vis et les caves, caractéristiques de l’architecture médiévale, témoignent de son rôle économique et défensif. Ces éléments ont été inscrits aux Monuments historiques par arrêté du 29 avril 1946, soulignant leur valeur patrimoniale.
Au XVe siècle, l’abbaye abritait également des prêtres chargés de gérer les ressources viticoles des moines. La rue Fontmorigny, où se dresse l’édifice (au numéro 14), conserve ainsi la trace de cette histoire religieuse et agricole, marquée par l’exploitation des terroirs locaux et les échanges commerciaux liés au vin. Les sources, comme la base Mérimée ou les archives de la Ville de Nevers, confirment son importance dans le patrimoine nivernais.
Aujourd’hui, bien que partiellement préservée, l’abbaye illustre le lien entre les communautés monastiques et le développement économique régional, notamment à travers la viticulture. Son classement et sa localisation en font un témoin clé de l’histoire médiévale et religieuse de la Bourgogne-Franche-Comté, entre héritage cistercien et adaptations architecturales ultérieures.