Fondation de l'abbaye 880 (≈ 880)
Bernon établit une communauté bénédictine à Gigny.
890
Fondation de l'abbaye
Fondation de l'abbaye 890 (≈ 890)
Fondation par Bernon, réformateur bénédictin.
IXe siècle
Règle bénédictine
Règle bénédictine IXe siècle (≈ 950)
Adoption de la règle de saint Benoît de Nursie.
Xe siècle
Soutien politique
Soutien politique Xe siècle (≈ 1050)
Soutien de Rodolphe Ier, roi de Bourgogne.
1076
Devenue prieuré
Devenue prieuré 1076 (≈ 1076)
Gigny devient prieuré tout en conservant son importance.
1333
Reconstruction majeure
Reconstruction majeure 1333 (≈ 1333)
Campagne de reconstruction peu avant cette date.
1442
Passage en commende
Passage en commende 1442 (≈ 1442)
Le prieuré passe en commende.
1495
Portail de la façade
Portail de la façade 1495 (≈ 1495)
Construction du portail daté de cette année.
XVIIe siècle
Restauration et sécularisation
Restauration et sécularisation XVIIe siècle (≈ 1750)
Restauration de l'église et de la maison du prieur, puis sécularisation en 1760.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église Saint-Taurin : classement par arrêté du 10 septembre 1913 - L'ensemble des maisons en totalité, à l'exclusion de l'intérieur de la maison du prieur ; les murs de clôture et de soutènement, les sols, les sous-sols et les vestiges archéologiques qu'ils contiennent pour l'ensemble de l'enclos (cad. AB 83 à 86, 350, 351, 89 à 93, 95 à 110 ; domaine public : le Chapitre, la cour au sud et à l'est de l'église, la rue du Prieur) : inscription par arrêté du 5 février 2009
Personnages clés
Bernon
Réformateur bénédictin, fondateur de l'abbaye de Gigny.
Rodolphe Ier
Roi de Bourgogne qui soutint l'abbaye
Origine et histoire de l'Abbaye
L'abbaye a été fondée vers 890 par Bernon, réformateur bénédictin qui la plaça sous la protection du pape et fonda ensuite Cluny sur ce modèle. En 1076, Gigny devint prieuré tout en conservant son importance. Une campagne de reconstruction eut lieu peu avant 1333. Le prieuré passa en commende en 1442. À la fin du XVIe siècle, le cloître était en ruine et le monastère n'était plus clos. En 1643, l'église et la maison du prieur furent restaurées, et seules quatre maisons de religieux restaient alors en état. Le prieuré fut sécularisé en 1760, puis, à la Révolution, les maisons furent vendues comme biens nationaux.
La façade de l'église présente un portail daté de 1495. La nef, à trois vaisseaux, conserve de grandes arcades soutenues par des piles de plan circulaire puis carré. La voûte d'arête appartient au XVIIe siècle. La coupole de la croisée du transept a été renforcée par des nervures et les piliers sont composés par des murs latéraux. La chapelle sud témoigne de l'ancien chevet à chapelles échelonnées, tandis que le chevet plat de l'abside date du XIIIe siècle. Le cloître se trouvait au sud de l'église.
La maison du prieur conserve des parties anciennes dans son corps de bâtiment arrière. Derrière l'église se situe la maison du chantre. Les autres maisons forment les côtés ouest et nord de la place de l'église. La maison de l'aumônier a été rehaussée et partiellement rhabillée au XIXe siècle. La maison de l'infirmier, à deux ailes, intègre le porche de l'entrée principale du prieuré. La maison de l'ouvrier et celle du sacristain donnent à l'arrière sur la place et possèdent des ailes en retour. Au sud-ouest du prieuré subsiste l'espace correspondant à quatre anciens jardins de ces maisons.