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Abbaye de Jovilliers à Stainville dans la Meuse

Patrimoine classé Patrimoine religieux Abbaye Eglise de style classique

Abbaye de Jovilliers

  • Champ le Prêtre
  • 55500 Stainville
Abbaye de Jovilliers
Abbaye de Jovilliers
Abbaye de Jovilliers
Abbaye de Jovilliers
Abbaye de Jovilliers
Abbaye de Jovilliers
Abbaye de Jovilliers
Abbaye de Jovilliers
Crédit photo : Efikso - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
55500 Stainville, Champ le Prêtre

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1132
Fondation de l’abbaye
1592
Incendie par les huguenots
1731-1743
Reconstruction par Claude Collin
1790
Vente comme bien national
1995
Classement Monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Murs de clôture du jardin et de la basse-cour, y compris le portail, ainsi que le jardin ; ensemble des sols et puits ; façades et toitures des deux corps de dépendances sur la basse-cour ; massif occidental de l'église, cloître et anciens bâtiments conventuels adjacents (cad. ZV 19 à 21) : inscription par arrêté du 17 novembre 1995

Personnages clés

Geoffroy III - Sénéchal de Champagne Fonda l’abbaye en 1132.
Henri de Lorraine - Évêque de Toul Confirma la donation en 1141.
Claude Collin - Dernier abbé régulier Reconstruisit l’abbaye (1731-1743).

Origine et histoire de l'Abbaye de Jovilliers

L’abbaye de Jovilliers fut fondée en 1132 par Geoffroy III, sénéchal de Champagne et sire de Joinville, qui offrit la ferme de Jovillaris à l’abbé Herbert de Rieval pour y établir un monastère. Confirmée en 1141 par Henri de Lorraine, évêque de Toul, sa construction débuta en 1142. Les chanoines prémontrés y développèrent une église abbatiale dédiée à Saint-Pierre-et-Saint-Paul, servant aussi de paroisse pour les fermiers locaux.

Au XVIe siècle, l’abbaye subit de graves destructions : la nef et une partie du couvent furent incendiées par les huguenots en 1592, puis de nouveau ravagées en 1611. Malgré des tentatives de restauration, les dégâts persistèrent jusqu’au XVIIIe siècle, lorsque Claude Collin, dernier abbé régulier, entreprit une reconstruction majeure entre 1731 et 1743, avec l’appui des prémontrés de Pont-à-Mousson et Jeand’Heurs.

À la Révolution, l’abbaye fut vendue comme bien national et convertie en exploitations agricoles, usage toujours d’actualité. Au XIXe siècle, la nef fut détruite et les bâtiments pillés, ne laissant que des vestiges classés Monument historique en 1995. Aujourd’hui, subsistent les communs du XVIIIe siècle, le cloître, et la façade de l’abbatiale, marquée par deux tours carrées et un portail en hémicycle inachevé.

Les matériaux utilisés pour la reconstruction proviennent de Savonnières-en-Perthois, conférant aux bâtiments un style classique sobre. Le site, bien que partiellement en ruines, témoigne de l’architecture religieuse lorraine et de l’histoire mouvementée des ordres prémontrés dans la région. Les murs de clôture, le jardin, et les sols sont protégés depuis 1995.

Liens externes

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