Fondation de l’abbaye 1132 (≈ 1132)
Don de Geoffroy III aux prémontrés.
1592
Incendie par les huguenots
Incendie par les huguenots 1592 (≈ 1592)
Destruction de la nef et couvent.
1731-1743
Reconstruction par Claude Collin
Reconstruction par Claude Collin 1731-1743 (≈ 1737)
Restauration majeure avant la Révolution.
1790
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1790 (≈ 1790)
Transformation en exploitations agricoles.
1995
Classement Monument historique
Classement Monument historique 1995 (≈ 1995)
Protection des vestiges restants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Murs de clôture du jardin et de la basse-cour, y compris le portail, ainsi que le jardin ; ensemble des sols et puits ; façades et toitures des deux corps de dépendances sur la basse-cour ; massif occidental de l'église, cloître et anciens bâtiments conventuels adjacents (cad. ZV 19 à 21) : inscription par arrêté du 17 novembre 1995
Personnages clés
Geoffroy III - Sénéchal de Champagne
Fonda l’abbaye en 1132.
Henri de Lorraine - Évêque de Toul
Confirma la donation en 1141.
Claude Collin - Dernier abbé régulier
Reconstruisit l’abbaye (1731-1743).
Origine et histoire de l'Abbaye de Jovilliers
L’abbaye de Jovilliers fut fondée en 1132 par Geoffroy III, sénéchal de Champagne et sire de Joinville, qui offrit la ferme de Jovillaris à l’abbé Herbert de Rieval pour y établir un monastère. Confirmée en 1141 par Henri de Lorraine, évêque de Toul, sa construction débuta en 1142. Les chanoines prémontrés y développèrent une église abbatiale dédiée à Saint-Pierre-et-Saint-Paul, servant aussi de paroisse pour les fermiers locaux.
Au XVIe siècle, l’abbaye subit de graves destructions : la nef et une partie du couvent furent incendiées par les huguenots en 1592, puis de nouveau ravagées en 1611. Malgré des tentatives de restauration, les dégâts persistèrent jusqu’au XVIIIe siècle, lorsque Claude Collin, dernier abbé régulier, entreprit une reconstruction majeure entre 1731 et 1743, avec l’appui des prémontrés de Pont-à-Mousson et Jeand’Heurs.
À la Révolution, l’abbaye fut vendue comme bien national et convertie en exploitations agricoles, usage toujours d’actualité. Au XIXe siècle, la nef fut détruite et les bâtiments pillés, ne laissant que des vestiges classés Monument historique en 1995. Aujourd’hui, subsistent les communs du XVIIIe siècle, le cloître, et la façade de l’abbatiale, marquée par deux tours carrées et un portail en hémicycle inachevé.
Les matériaux utilisés pour la reconstruction proviennent de Savonnières-en-Perthois, conférant aux bâtiments un style classique sobre. Le site, bien que partiellement en ruines, témoigne de l’architecture religieuse lorraine et de l’histoire mouvementée des ordres prémontrés dans la région. Les murs de clôture, le jardin, et les sols sont protégés depuis 1995.