Abbaye de la Blanche à Noirmoutier-en-l'Île en Vendée

Patrimoine classé Patrimoine religieux Abbaye

Abbaye de la Blanche

  • Le Bourg
  • 85330 Noirmoutier-en-l'Île
Abbaye de la Blanche
Abbaye de la Blanche
Abbaye de la Blanche
Abbaye de la Blanche
Crédit photo : Pierre Gouard - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune ; propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1205
Réinstallation à Noirmoutier
XIIe siècle
Fondation initiale
XIVe siècle
Construction des bâtiments conventuels
1611
Réforme trappiste
XVIIe siècle
Rénovation des bâtiments
1797
Destruction partielle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le portail (appelé porte aux Lions) : inscription par arrêté du 2 décembre 1926 - Vestiges de l'église ; bâtiments conventuels ; logis abbatial ; bâtiment dit La Prison ; bâtiments de la basse-cour ; murs de clôture ; réseau de canalisation avec partie de la digue formant limite des parcelles (cf plan annexé à l'arrêté) (cad. AR 49 à 52, 54 à 56, 61 à 64, 68 à 70, 75 à 77, 81, 88, 112, 113, 126, 127, 136) : inscription par arrêté du 25 novembre 1996

Personnages clés

Pierre V de La Garnache Donateur ayant permis l'installation des moines à Noirmoutier.
Jean-Corneille Jacobsen Acquéreur de l'abbaye à la Révolution, sauvegardant la bibliothèque.
Famille Jeanneau Propriétaire actuel de l'abbaye.

Origine et histoire de l'Abbaye de la Blanche

L'abbaye Notre‑Dame de la Blanche, également nommée abbaye de l'Isle‑Dieu ou abbaye de l'Île‑du‑Pilier, est une ancienne abbaye cistercienne située à Noirmoutier‑en‑l'Île (Vendée). Des moines cisterciens de l'abbaye de Buzay y établirent d'abord un ermitage sur l'île du Pilier au XIIe siècle, puis se réinstallèrent en 1205 sur l'île de Noirmoutier grâce au don de Pierre V de La Garnache. L'île connaissait par ailleurs une présence monastique ancienne, notamment celle des bénédictins de Saint‑Philibert, et comptait alors deux établissements distincts : la « Noire » (bénédictine) au centre de l'île et la « Blanche » (cistercienne) au nord. Jusqu'à la fin du XVe siècle l'abbaye connaît un essor notable. Contrairement aux monastères de l'intérieur des terres, ses ressources se fondent principalement sur le sel : les religieux aménagent et exploitent de vastes marais salants à Noirmoutier et dans l'île de Bouin, possédant au Moyen Âge 3 800 œillets. L'isolement de l'abbaye la préserve des destructions liées à la guerre de Cent Ans. Au XVIe siècle elle tombe en commende, ce qui conduit à la nomination d'abbés laïcs et au contrôle par des familles telles que les Rohan, les Gondi et les La Trémoille ; une réforme trappiste est introduite en 1611 pour tenter de restaurer la discipline monastique. Fermée à la Révolution, l'abbaye est vendue comme bien national et acquise par Jean‑Corneille Jacobsen et M. Hocquart ; Jacobsen veille alors à la sauvegarde de la bibliothèque. L'établissement reste dans la famille Jacobsen jusqu'en 1869, servant notamment d'hôpital militaire pendant la guerre de Vendée et d'une manufacture de soude au début du XIXe siècle, puis il est acheté par la famille Jeanneau, propriétaire actuelle. À la suite des ventes révolutionnaires, l'église et le cloître disparaissent en 1797 ; subsistent des bâtiments conventuels datés du XIVe siècle et remaniés au XVIIIe siècle avec des lambris, l'hôtel abbatial du XVIIe siècle et des dépendances. Les bâtiments de l'abbaye ont fait l'objet de deux inscriptions au titre des monuments historiques, en 1926 et 1996. L'ensemble reste une propriété privée et n'est pas ouvert à la visite.

Liens externes