Réinstallation à Noirmoutier 1205 (≈ 1205)
Les moines s'installent sur l'île de Noirmoutier grâce au don de Pierre V de La Garnache.
XIIe siècle
Fondation initiale
Fondation initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Établissement d'un ermitage par des moines cisterciens sur l'île du Pilier.
XIVe siècle
Construction des bâtiments conventuels
Construction des bâtiments conventuels XIVe siècle (≈ 1450)
Édification des bâtiments conventuels qui subsistent encore aujourd'hui.
1611
Réforme trappiste
Réforme trappiste 1611 (≈ 1611)
Introduction d'une réforme trappiste pour restaurer la discipline monastique.
XVIIe siècle
Rénovation des bâtiments
Rénovation des bâtiments XVIIe siècle (≈ 1750)
Remaniement des bâtiments conventuels avec ajout de lambris.
1797
Destruction partielle
Destruction partielle 1797 (≈ 1797)
Disparition de l'église et du cloître après les ventes révolutionnaires.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le portail (appelé porte aux Lions) : inscription par arrêté du 2 décembre 1926 - Vestiges de l'église ; bâtiments conventuels ; logis abbatial ; bâtiment dit La Prison ; bâtiments de la basse-cour ; murs de clôture ; réseau de canalisation avec partie de la digue formant limite des parcelles (cf plan annexé à l'arrêté) (cad. AR 49 à 52, 54 à 56, 61 à 64, 68 à 70, 75 à 77, 81, 88, 112, 113, 126, 127, 136) : inscription par arrêté du 25 novembre 1996
Personnages clés
Pierre V de La Garnache
Donateur ayant permis l'installation des moines à Noirmoutier.
Jean-Corneille Jacobsen
Acquéreur de l'abbaye à la Révolution, sauvegardant la bibliothèque.
Famille Jeanneau
Propriétaire actuel de l'abbaye.
Origine et histoire de l'Abbaye de la Blanche
L'abbaye Notre‑Dame de la Blanche, également nommée abbaye de l'Isle‑Dieu ou abbaye de l'Île‑du‑Pilier, est une ancienne abbaye cistercienne située à Noirmoutier‑en‑l'Île (Vendée). Des moines cisterciens de l'abbaye de Buzay y établirent d'abord un ermitage sur l'île du Pilier au XIIe siècle, puis se réinstallèrent en 1205 sur l'île de Noirmoutier grâce au don de Pierre V de La Garnache. L'île connaissait par ailleurs une présence monastique ancienne, notamment celle des bénédictins de Saint‑Philibert, et comptait alors deux établissements distincts : la « Noire » (bénédictine) au centre de l'île et la « Blanche » (cistercienne) au nord. Jusqu'à la fin du XVe siècle l'abbaye connaît un essor notable. Contrairement aux monastères de l'intérieur des terres, ses ressources se fondent principalement sur le sel : les religieux aménagent et exploitent de vastes marais salants à Noirmoutier et dans l'île de Bouin, possédant au Moyen Âge 3 800 œillets. L'isolement de l'abbaye la préserve des destructions liées à la guerre de Cent Ans. Au XVIe siècle elle tombe en commende, ce qui conduit à la nomination d'abbés laïcs et au contrôle par des familles telles que les Rohan, les Gondi et les La Trémoille ; une réforme trappiste est introduite en 1611 pour tenter de restaurer la discipline monastique. Fermée à la Révolution, l'abbaye est vendue comme bien national et acquise par Jean‑Corneille Jacobsen et M. Hocquart ; Jacobsen veille alors à la sauvegarde de la bibliothèque. L'établissement reste dans la famille Jacobsen jusqu'en 1869, servant notamment d'hôpital militaire pendant la guerre de Vendée et d'une manufacture de soude au début du XIXe siècle, puis il est acheté par la famille Jeanneau, propriétaire actuelle. À la suite des ventes révolutionnaires, l'église et le cloître disparaissent en 1797 ; subsistent des bâtiments conventuels datés du XIVe siècle et remaniés au XVIIIe siècle avec des lambris, l'hôtel abbatial du XVIIe siècle et des dépendances. Les bâtiments de l'abbaye ont fait l'objet de deux inscriptions au titre des monuments historiques, en 1926 et 1996. L'ensemble reste une propriété privée et n'est pas ouvert à la visite.